Le marché du blé oscille entre une offre abondante et des risques croissants liés aux aléas climatiques et énergétiques. Les acheteurs restent prudents face à l'évolution des prix et des positions à l'exportation. Pour en savoir plus sur l'évolution du marché du blé, consultez notre article.
Le marché à terme parisien a connu un léger rebond après le repli de la semaine dernière. Le 21 avril, le blé de mai sur Euronext a clôturé à 195,75 € la tonne et le contrat de septembre à 209 € la tonne. À Chicago, le blé de juillet s'échangeait autour de 6,12 $ le boisseau. Bien qu'il ne s'agisse pas d'une percée vers un marché structurellement plus haussier, ce constat indique que le marché commence à réintégrer une prime de risque après les pressions exercées précédemment.
Le principal facteur influençant le prix du blé actuellement est la météo aux États-Unis. L'état du blé d'hiver américain s'est légèrement détérioré la semaine dernière. Le prix du pétrole a également augmenté cette semaine en raison des incertitudes liées au conflit entre les États-Unis et l'Iran.
Dans le même temps, la marge de hausse pour le blé reste limitée pour le moment en raison de l'abondance de l'offre mondiale cette saison. Cette situation se reflète également sur le marché : les acheteurs sont sélectifs, les appels d'offres demeurent peu nombreux et la concurrence entre l'Europe et la région de la mer Noire est féroce. Les acheteurs adoptent une attitude attentiste et anticipent une baisse des prix une fois le conflit au Moyen-Orient terminé.
Valeur du dollar
La valeur du dollar est également importante pour le blé européen. Cette semaine, le dollar s'est légèrement apprécié, ce qui avantage les exportateurs européens et renforce leur compétitivité sur le marché mondial.
L'écart de prix entre le blé de l'UE et le blé américain s'est réduit la semaine dernière, suite à une hausse à Chicago et à une stabilisation à Paris. Le contrat de mai pour le blé tendre rouge s'établit désormais à l'équivalent de 189 € la tonne. L'écart avec Paris est ainsi ramené à environ 6 € la tonne. Pour la nouvelle récolte, les écarts sont plus importants. Le contrat de septembre se négocie à l'équivalent de 195 € la tonne à Chicago, soit 14 € de moins qu'à Paris.
L'écart de prix entre l'ancienne et la nouvelle récolte sur le marché à terme de Paris est également de 14 € la tonne. Cet écart, plus important que d'habitude, s'explique par des coûts de production plus élevés, notamment ceux liés aux engrais et à l'énergie.
Les locaux restent stoïques
Les cours locaux du blé sont peu affectés par les fluctuations du marché mondial. Le blé est cependant légèrement inférieur cette semaine à celui de la semaine dernière. À Beurs Zuid, le prix baisse de 1,50 € pour s'établir entre 178 et 183 € la tonne. À Graanbeurs (Groningue), il est de 191 € la tonne, soit 1 € de moins que la semaine dernière.
Le prix de l'orge fourragère reste stable cette semaine : 192 € la tonne à Groningue et entre 175 et 180 € la tonne dans le sud.