Les prix du blé sont sous pression en raison des prises de bénéfices et de l'amélioration des conditions météorologiques, tandis que les stocks invendus en Europe continuent de peser sur les prix. Le calme géopolitique contribue également à ce phénomène. Pour en savoir plus sur le marché du blé et les pressions sur les prix, consultez notre article.
Les prix de la récolte 2025 sont en baisse, notamment, mais ceux de la nouvelle récolte le sont également. D'importantes quantités de blé restent invendues en Europe, ce qui exerce une pression sur le marché.
Sur le marché à terme du blé Matif à Paris, le prix de la récolte précédente a chuté sous la barre des 185 € la tonne vers midi, le mercredi 6 mai. Le volume des échanges a été faible, signe d'un net pessimisme sur ce marché. Une semaine auparavant, le prix de ce blé avait atteint 197 € la tonne.
La nouvelle récolte subit également un net recul aujourd'hui. Sur le Matif, on observe des baisses de prix de 3 à 4 € par rapport à mardi pour les échéances plus longues. En conséquence, le contrat de septembre 2026 chute à 208 € la tonne, soit 6 € de moins qu'il y a une semaine.
À Chicago, le prix de l'ancienne récolte a également baissé d'environ 10 € la tonne la semaine dernière. Une baisse similaire est observée pour la nouvelle récolte. Cette situation survient alors que la sécheresse, particulièrement grave, persiste dans les régions céréalières du sud.
Les dégâts se concentrent principalement en Oklahoma.
La situation est particulièrement grave en Oklahoma. Compte tenu de la situation actuelle, on prévoit une récolte deux fois moins abondante que la normale. De plus, les cultures se développent rapidement, ce qui réduit les chances de redressement.
Les prévisions météorologiques annonçant des pluies dans certaines régions d'Europe et des États-Unis contribuent largement à la baisse des prix. L'attention étant désormais moins focalisée sur la sécheresse, investisseurs et spéculateurs encaissent les bénéfices accumulés au cours du mois écoulé.
Un autre facteur contribuant à cette situation est la diminution du risque d'escalade du conflit entre les États-Unis et l'Iran. Cette diminution entraîne une baisse des prix du pétrole, ce qui a un impact sur le marché des céréales. Cet effet est plus marqué pour le maïs et le soja, mais il influence également le marché du blé.
Peu de changements locaux
Aux Pays-Bas, la pression sur les prix est peu perceptible sur les marchés à terme, mais le marché n'avait pas non plus réagi à la hausse de fin juillet. Dans un marché calme, la Bourse des céréales de Groningue affiche un prix du blé en hausse de 1 € à 192 € la tonne. L'orge progresse de 3 € à 195 € la tonne.
Le Beurs Zuid de Goes maintient les prix des deux céréales au même niveau que la semaine dernière, entre 178 et 183 € la tonne pour le blé et entre 175 et 180 € la tonne pour l'orge.