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Actualités Crise de l'azote

Les détails du nouveau plan azote de Schouten

13 Octobre 2020 - Redactie Boerenbusiness

La ministre de l'Agriculture Carola Schouten a annoncé aujourd'hui (13 octobre) les prochaines étapes de sa politique en matière d'azote. Avec la lettre adressée à la Chambre des représentants, elle souhaite établir légalement cette méthode de travail à long terme. Des mesures telles que l'achat volontaire d'élevages présentant une charge de pointe en ammoniac dans les zones Natura 2000. En 3 versements.

Schouten souligne dans le communiqué publié aujourd'hui Lettres au Parlement que l'approche azote n'aura plus le caractère d'obligations d'effort, comme ce fut le cas dans le Programme Approche azote (PAS). Il s’agit d’obligations de résultats légales et concrètes qui sont régulièrement testées et doivent être facilement mesurables. C’est pourquoi des mesures démontrables de réduction des émissions sont nécessaires, comme le rachat d’exploitations d’élevage ou des mesures stables.

Dans cette approche à long terme légalement établie en matière d'azote, la ministre suit les conseils de la commission Remkes (y compris dans le rapport "Tout n'est pas possible") et de la commission Hordijk pour rendre les mesures et les calculs des émissions d'azote plus robustes, souligne-t-elle. Du moins en termes généraux.

Achat volontaire de pointes de chargement Natura 2000
Cette année, le gouvernement lancera le programme d'achat volontaire pour les élevages qui provoquent un pic de charge d'ammoniac dans les zones Natura 2000. Un montant de 100 millions d'euros est disponible dans la première phase. Seuls les chargeurs de pointe sont éligibles. Une valeur seuil est utilisée pour faire une distinction.

Les provinces concluent des accords avec l'éleveur concernant les parties achetées, telles que les terrains, les bâtiments et les écuries. Cela implique une personnalisation. Les droits de production d'une entreprise sont, au moins dans la première phase, achetés aux taux du marché et retirés du marché. Après la première phase cette année, suivra un deuxième tour, pour lequel 100 millions d'euros sont également disponibles, et un troisième tour, doté d'un budget de 150 millions d'euros.

Aliments pour animaux pauvres en protéines
Un fonds de conversion doté d'un budget de 2000 millions d'euros sera disponible pour les agriculteurs proches des zones Natura 175 qui souhaitent poursuivre leur activité agricole et se lancer dans la durabilité. Le groupe de travail sur l'azote dans l'alimentation du bétail, comprenant des acteurs du secteur de l'élevage laitier, a également été lancé. L'objectif est d'explorer ensemble les accords qui peuvent être conclus pour réduire les émissions d'ammoniac provenant du fumier animal en réduisant la teneur en protéines brutes des aliments pour animaux.

Cela concerne les accords pour les années 2021 et au-delà. Cela implique également une réduction de la teneur en protéines brutes de la ration totale du bétail, au lieu de se limiter aux concentrés. Cela ne fournit pas d'espace d'azote légalement garanti, écrit le ministre, mais cela contribue à « la dilution de la couverture d'azote ».

Modèle de calcul Aerius
Le modèle de calcul Aerius mis à jour sera disponible jeudi 15 octobre prochain, avec lequel la compensation externe pourra avoir lieu. Selon le ministre, « il n'existe pas de meilleure méthodologie disponible nulle part dans le monde ». Elle reconnaît qu'il faut continuer à développer le modèle de calcul. "Le calculateur Aerius reste la meilleure base pour l'octroi d'autorisations et est continuellement développé en fonction des possibilités de mise en œuvre juridiques, écologiques et techniques", déclare Schouten, qui considère le calculateur comme "le fondement de l'approche structurelle de l'azote".

NOx et NH3
Pour l’instant, aucune distinction n’est faite entre les émissions de NOx (dioxyde d’azote) provenant du trafic et de l’industrie et celles de NH3 (ammoniac) provenant de l’élevage. L'octroi des permis deviendra trop compliqué à court terme avec 2 méthodes différentes, écrit le ministre. Toutefois, des concertations sont en cours avec le RIVM pour standardiser à terme les différentes méthodes d'émissions d'azote (NH3) des élevages et des émissions d'azote des filières autres que l'élevage.

Une incertitude qui persiste
Dans les lettres adressées aujourd'hui au Parlement, le ministre ne discute pas des différences entre les provinces en matière de compensation extérieure ni du rôle du gouvernement central à cet égard. Existe-t-il suffisamment de transparence quant à la quantité d’azote provenant de l’élevage, d’où, par qui et vers où ? Pas un mot à ce sujet.

Concernant le problème des détecteurs PAS, elle écrit seulement qu'elle consultera le secteur pour trouver une solution plus rapidement. La semaine passée LTO, divers syndicats agricoles et plusieurs autres groupes d'intérêt agricole ont envoyé une lettre urgente commune, exprimant leur mécontentement face au manque persistant de clarté pour les journalistes du PAS.

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