La météo est et reste un sujet majeur dans le commerce du fourrage. Dans le sud du pays en particulier, une quantité importante de blé a été battue, mais le foin n'a pas été entièrement emporté par les averses. Les variations de précipitations sont importantes, ce qui n'améliore certainement pas le moral.
Un temps clément pendant la récolte des céréales. C'est ce qu'espèrent de nombreux négociants, mais ce n'est pas le cas actuellement. Ce temps changeant ne facilite pas le commerce de la paille. Certains agriculteurs sont prudents et démarrent leurs broyeurs à l'avance. D'autres ont laissé tomber de la paille, mais attendent maintenant avec impatience qu'elle soit ramassée. « Les averses de quelques millimètres, surtout, sont mortelles », soupire un négociant. « Elles sont pratiquement inutiles pour le maïs, l'herbe ou les pommes de terre, par exemple, mais on en a fini avec le battage ou la mise en balles. » Ce climat capricieux n'est pas seulement un problème aux Pays-Bas. Il est également changeant en Allemagne, et dans une moindre mesure en France. C'est en partie la raison pour laquelle le commerce de la paille reste instable.
Le prix indicatif DCA pour la paille de blé est cette semaine de 145 € la tonne et pour la paille d'orge de 140 € la tonne. Si la météo est stable, les négociants en fourrage prévoient une réduction de la quantité de paille coupée et une disponibilité rapide d'une quantité relativement importante. Dans ce cas, le prix pourrait encore baisser. S'il reste volatil, il pourrait bien rester stable.
Le foin de graminées est un peu comme la paille. Un peu de battage a été effectué, mais il reste difficile de bien enfouir le foin. Selon les sources internes, la demande provient principalement des clients réguliers, mais le marché du foin de graminées est généralement peu actif. Le prix indicatif du DCA varie de 140 à 150 €, selon la variété.
Ambiance estivale
Dans le secteur des sous-produits, ce sont principalement les fermetures estivales qui provoquent des troubles. Les transformateurs de pommes de terre, en particulier, sont au ralenti en raison de la transition entre les anciennes et les nouvelles récoltes. Certains fournisseurs signalent des stocks limités de pommes de terre effilées ou d'épluchures à la vapeur, mais la plupart ont constitué des stocks pour continuer à approvisionner leurs clients habituels. L'offre de pommes de terre fourragères est légèrement inférieure à celle des dernières semaines, mais il en reste encore beaucoup. Les usines se tournent désormais vers les pommes de terre nouvelles. Les transformateurs ont été très critiques à l'égard des dernières pommes de terre anciennes, et il reste à voir comment ils géreront les nouvelles. Le prix indicatif DCA des pommes de terre fourragères est de 30 € la tonne.
Les sous-produits céréaliers sont un peu plus stables. Pour les drêches de brasserie, les écarts de prix entre les fournisseurs sont assez importants. Certains proposent des prix compétitifs d'environ 3,50 € par % de matière sèche, tandis qu'à l'autre extrémité du spectre, on peut également proposer 3,70 €. Le prix indicatif DCA pour les drêches de brasserie reste stable à 3,60 € par % de matière sèche.
Le commerce d'ensilage d'herbe et de maïs est limité. Les matières premières de bonne qualité sont recherchées, mais les vendeurs les proposent en quantités limitées. Ce n'est pas inhabituel. Le prix indicatif DCA pour l'ensilage de maïs est de 90 € la tonne et celui pour l'ensilage d'herbe de 80 € la tonne.