Agriphoto

Analyse fourrage

Le commerce du fourrage connaît des hauts et des bas.

11 November 2025 - Jurphaas Lugtenburg

Le commerce des fourrages est très instable. Les sous-produits, en particulier, varient considérablement en termes de disponibilité et de prix. Essayer une autre solution peut permettre de réaliser des économies substantielles, mais tous les éleveurs ne sont pas prêts à franchir le pas. La demande de paille augmente actuellement, car le bétail rentre à l'étable et les producteurs de bulbes n'ont pas encore terminé leurs plantations.

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Le prix du lait est sous pression et les coûts d'élimination du fumier ne semblent pas diminuer si l'on regarde la courbe du 8e Programme d'action relatif à la directive sur les nitrates. Pourtant, les économies ne sont pas la priorité absolue de tous les éleveurs lorsqu'ils consultent le marché de l'alimentation animale. Dans une certaine mesure, cela se comprend. Après tout, il faut bien vendre sa production, et si les vaches se portent bien, on hésite naturellement à modifier leur alimentation au risque de faire baisser la production laitière.

Il existe un léger déséquilibre entre l'offre et la demande de sous-produits. Des produits comme les pelures de pommes de terre cuites à la vapeur et les drêches de brasserie sont très demandés. Le prix indicatif DCA des drêches de brasserie cette semaine est de 3,90 € par pour cent de matière sèche.

Le choix est énorme
Les produits de campagne comme la pulpe pressée ou les fibres pressées sont facilement disponibles. Contrairement aux campagnes précédentes, la pulpe pressée reste disponible à ce stade de la saison, contrairement aux remises appliquées lors des campagnes précédentes. Les produits dérivés de la pomme de terre (à l'exception des pelures cuites à la vapeur) sont également largement disponibles. Il n'y a pas de délai d'attente pour les frites et les pommes de terre fourragères. Le prix indicatif DCA pour les pommes de terre fourragères demeure stable à 30 € la tonne. Selon certains acteurs du secteur, les carottes, les racines de chicorée et les oignons sont relativement faciles à obtenir. Si, par exemple, vous manquez de maïs avant la récolte du nouvel ensilage, ou si vous recherchez un apport énergétique supplémentaire pour votre ration, plusieurs fournisseurs indiquent qu'il existe des solutions intéressantes.

La demande de paille est relativement forte. Les producteurs de bulbes n'ont pas encore terminé leurs plantations et continuent de s'approvisionner. Ils privilégient la paille longue et apprécient particulièrement la paille française. La demande du secteur de l'élevage est également en légère hausse. Certains éleveurs, qui trouvaient la paille trop chère cet été, sont désormais contraints de s'y intéresser.

L'absence de litière lorsque les vaches sont à l'étable n'est pas envisageable. Du fait de la diversité des clients, le prix de la paille reste très variable. Le prix indicatif de la DCA pour la paille de blé et d'orge demeure inchangé à 165 € la tonne. Les prix varient de 150 € pour les clients aux exigences modestes du sud à environ 185 € pour de la paille longue de bonne qualité, livrée à la demande dans le nord de la Hollande-Septentrionale.

Le foin de graminées semées continue d'afficher de bons résultats. Après une saison très médiocre, il fait enfin son retour dans l'alimentation des vaches. Le prix DCA du ray-grass anglais a atteint 170 € la tonne cette semaine, le plaçant au même niveau que la fétuque des prés et la fétuque élevée. La fétuque rouge se négocie à 180 € la tonne. Le prix du foin de prairie reste stable à 190 € la tonne.

Les échanges d'ensilage d'herbe et de maïs sont faibles. Concernant le maïs ensilé, hormis pour une parcelle perdue, le commerce est suspendu depuis quelques semaines. En cas de demande d'ensilage de maïs, il faut souvent effectuer plusieurs chargements pour pallier le manque jusqu'à la constitution des nouvelles réserves. Le prix indicatif DCA de l'ensilage de maïs reste stable à 80 € la tonne.

D'après les négociants, l'ensilage de bonne qualité se vend facilement. Notamment dans le sud du pays, où la sécheresse a durement touché certaines régions, les éleveurs n'hésitent pas à vendre lorsqu'ils se trouvent dans une situation critique. Un négociant note également qu'il existe déjà une forte demande d'ensilage biologique en ce début de saison. Le prix indicatif DCA pour l'ensilage reste inchangé à 85 € la tonne.

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