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Analyse Melk

Les Néo-Zélandais continuent de poser des questions sur l'accord avec Lactalis.

18 November 2025 - Klaas van der Horst

Maintenant que les membres de Fonterra ont approuvé la vente du groupe Mainland à Lactalis, le débat en Nouvelle-Zélande devrait être clos. Or, il n'en est rien. Cela s'explique par l'importance capitale de Fonterra pour l'économie néo-zélandaise et par l'incertitude qui plane sur la nature exacte des actifs vendus et cédés.

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À propos Ventes Il a été rapporté que Fonterra a vendu ses produits de consommation et plusieurs marques (trois grandes, dont Mainland, et plusieurs plus petites) à Lactalis, mais en réalité, la vente est bien plus vaste. Toutes les activités en Australie et au Sri Lanka ont également été cédées au géant laitier français. Cela inclut aussi la vente de seize à dix-huit sites, dont trois en Nouvelle-Zélande.

Personnel moins cher
Ce n'est qu'après la publication d'un plan de Lactalis prévoyant le transfert de 4 300 employés néo-zélandais vers sa filiale australienne que certains ont commencé à s'interroger sur les conséquences pour Fonterra et l'économie néo-zélandaise. Lactalis y possédait déjà une division. On craint désormais que Lactalis ne souhaite gérer depuis l'Australie le personnel néo-zélandais, relativement coûteux, pour le remplacer à terme par du personnel australien bien moins cher (provenant potentiellement d'ailleurs). Les détails de l'accord restent confidentiels, les parties n'ayant pas fourni d'informations complètes.

Autour de la valorisation
Un autre sujet d'inquiétude est que Fonterra s'est tiré une balle dans le pied en vendant plusieurs de ses activités néo-zélandaises, supposément moins rentables, à des entreprises françaises. L'entreprise est désormais moins à même de garantir la pleine valorisation de son produit et est devenue dépendante de Lactalis. Les accords d'approvisionnement en lait à long terme conclus avec Lactalis n'arrangent rien. On estime que Fonterra a perdu la maîtrise de son approvisionnement en lait.

Vue nuageuse
Ce ne sont pas seulement les politiciens qui s'opposent à l'accord avec Lactalis ; de nombreux Néo-Zélandais, y compris des experts laitiers, le critiquent également. Ils estiment que les membres de Fonterra ont laissé un bonus exceptionnel leur aveugler. La vente du groupe Mainland générera 4,2 milliards de dollars néo-zélandais, dont les membres recevront 2 dollars par action (0,98 €) nets d'impôt. Un membre de Fonterra possède en moyenne environ 150 000 actions.

Fiabilité Lactalis 
Les inquiétudes ne se limitent pas à la question de savoir si la direction de Fonterra et les membres qui ont suivi ont pris une décision réfléchie. Plusieurs commentaires jettent également le doute sur la fiabilité de l'entreprise française. Lactalis a un long historique d'amendes pour infractions à la loi en Italie, en Espagne, en France et même en Australie. Lactalis honorera-t-elle réellement ses engagements envers les Néo-Zélandais ?

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