Milcobel baisse le prix du lait pour le mois de novembre, et ce de façon inédite cette année. Le prix du lait à teneur légale en lait belge passera nettement sous la barre des 40,00 € les 100 litres. Le prix maximum, pour la teneur réelle en lait, restera légèrement supérieur à ce niveau.
Au total, le prix effectif baisse de 6,16 € pour atteindre un niveau de base de 39,36 € les 100 litres, sur la base d'une consommation annuelle de 1,3 million de litres, hors TVA. En incluant la surtaxe pour le développement durable, un montant supplémentaire de 1 € peut être perçu.
Selon Milcobel, les membres produisant un volume très important de 2,7 millions de litres par an ou plus peuvent bénéficier de subventions maximales allant jusqu'à 41,25 €. Ce groupe reste toutefois restreint. Le prix du lait au taux légal belge est fixé à 37 € les 100 litres.
Selon le conseil d'administration de Milcobel, cette forte baisse est attribuable aux prix actuellement bas sur le marché laitier et à leurs conséquences pour l'entreprise. « Comme les autres transformateurs laitiers, Milcobel n'échappe pas à cette réalité économique. »
« La baisse des prix entraîne de nouveaux retards du côté de la demande, alors même que l'offre de lait affiche une forte tendance à la hausse. »
Parallèlement, le conseil fonde ses espoirs sur « les premiers signes positifs indiquant que les prix des produits laitiers pourraient avoir atteint leur niveau le plus bas. C'est un message que les producteurs laitiers espèrent également, compte tenu de la rentabilité de leurs exploitations. »
Comparateur de prix du lait en Belgique
Suite à la dernière réduction, Milcobel est actuellement l'organisme qui paie le moins en Belgique, selon les données de Boerenbusiness Comparateur de prix du lait belge. La coopérative paie également 4,46 € de moins par 100 litres que son partenaire de fusion prévu, FrieslandCampina, et 6,23 € de moins que le leader actuel, Arla.
Début du mois prochain, les membres de FrieslandCampina et de Milcobel devront se prononcer définitivement sur le projet de fusion. Celle-ci pourrait alors entrer en vigueur au début de l'année prochaine, les membres des deux anciennes coopératives percevant alors les mêmes revenus laitiers.