Certes, ce n'est pas la période la plus chargée de l'année pour le commerce du fourrage. Pourtant, les prix ne reflètent pas cette situation. L'offre de paille, ainsi que de divers sous-produits, est limitée. Et il semble que cela ne changera pas de sitôt.
L'approvisionnement en produits comme les pelures à la vapeur et les drêches de brasserie est tendu. Les usines de transformation de pommes de terre ne fonctionnent pas à plein régime, ce qui se répercute sur l'offre. Les drêches de brasserie restent un produit prisé des éleveurs. Disponibles toute l'année, elles permettent aux agriculteurs de privilégier d'autres sources de lait si leurs vaches en produisent déjà de bonne qualité. Le prix indicatif DCA des drêches de brasserie demeure stable à 4 € par pour cent de matière sèche.
Les campagnes de commercialisation de la betterave et de l'amidon battent leur plein. Selon des sources internes, la pulpe pressée est en grande partie déjà réservée. « Avec les fibres pressées, il faut s'efforcer de trouver des débouchés pour les stocks disponibles », explique un négociant. Les éleveurs qui acceptent de recouvrir leurs ensilages de maïs de fibres pressées sont désormais approvisionnés, ce qui entraîne une modification du marché. Les chips et les pommes de terre fourragères sont également facilement disponibles. Le prix indicatif de la DCA pour les pommes de terre fourragères cette semaine est de 30 € la tonne, livraison comprise.
Acheter une paille ondulée en cachette
Le prix relativement élevé de la paille de l'an dernier étant encore présent dans les mémoires, les vendeurs hésitent à en proposer beaucoup. Les stocks importants de paille destinés aux bulbes sont désormais épuisés. Par conséquent, la demande est faible. Seules les entreprises habituelles commandent régulièrement de la paille toutes les quelques semaines. Le prix indicatif de la DCA pour la paille de blé et d'orge reste inchangé à 170 € la tonne.
La demande de foin de semences de graminées continue de croître. Bien que les volumes ne soient pas énormes, le marché n'est pas au point mort comme la saison dernière, selon plusieurs acteurs du secteur. Le prix indicatif DCA du foin de semences de graminées oscille entre 170 € pour le ray-grass vivace et 180 € pour la fétuque élevée. Le foin de prairie reste un produit de prédilection, mais la demande est bien présente. Le prix indicatif DCA d'un bon foin de prairie atteint 200 € cette semaine. Le foin naturel est plus difficile à vendre. S'il contient encore des adventices, son prix chute rapidement en dessous de celui du foin de semences de graminées.
Le marché de l'ensilage d'herbe et de maïs est calme. L'ensilage de première ou deuxième coupe de bonne qualité, adapté à l'alimentation caprine, reste demandé. En revanche, l'herbe de coupe plus tardive ou de moindre qualité se vend difficilement. Le prix indicatif DCA pour l'ensilage d'herbe est de 80 € la tonne cette semaine. Concernant le maïs, la demande provient actuellement principalement de clients disposant d'une capacité de stockage limitée et habitués à recevoir plusieurs livraisons toutes les six semaines ou tous les deux mois, par exemple. Le prix indicatif DCA pour l'ensilage de maïs est de 85 € la tonne.