Le premier numéro de l'indice Global Dairy Trade de décembre confirme la tendance baissière observée pour la huitième année consécutive. L'indice recule de 4,3 %, mais on constate des disparités importantes entre les produits. Les principaux produits vendus aux enchères – le lait en poudre – restent relativement stables, tandis que les prix des matières grasses laitières continuent de baisser. Parallèlement, le cheddar connaît une nouvelle hausse.
En Nouvelle-Zélande, les analystes attribuent la tendance baissière persistante de l'indice à une surproduction mondiale de lait, qui exerce une pression à la baisse sur les prix des produits laitiers en général. Cependant, l'offre sur le GDT a atteint un pic, ce qui semble correspondre à la production laitière néo-zélandaise.
Bien que les prix soient sous pression depuis longtemps, ils n'ont pas encore atteint leur niveau le plus bas. Par rapport aux années précédentes, ils ne sont pas non plus exceptionnellement bas. Le niveau actuel du GDT est à peu près équivalent à celui du début de 2024, période où le marché avait également connu un repli.
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Beurre
Même pour le beurre, dont le prix moyen a chuté de 12,4 % cette fois-ci (la baisse la plus marquée de ce GDT), il n'est pas question d'un plancher particulièrement durable, même si le prix est relativement bas.
Cheddar
Les prix du cheddar remontent, annulant les baisses précédentes. Cette hausse s'explique par une demande accrue liée aux fêtes de fin d'année et au Nouvel An. Aux États-Unis, ce phénomène entraîne également une augmentation des cours à terme du cheddar.
Le prix du cheddar au GDT a été plutôt fluctuant ces derniers mois. On observe parfois une hausse substantielle, parfois une chute brutale. Les raisons exactes de ces variations ne sont pas toujours claires.