Certains États membres européens, menés par la Hongrie, souhaitent que la Commission européenne autorise le stockage privé de produits laitiers. La Hongrie souhaite pouvoir stocker du lait en poudre et du fromage au plus vite afin d'alléger les tensions sur le marché.
Le commissaire européen à l'agriculture, Christophe Hansen, n'est pas opposé à cette demande, mais souhaite au préalable mener une étude sur son utilité et sa nécessité, comme il l'a indiqué lors du Conseil européen de l'agriculture de la semaine dernière. Neuf autres États membres partagent cet avis. Ces pays (Italie, Espagne, Pologne, Roumanie, Croatie, Bulgarie et Slovaquie) sont presque tous situés en Europe de l'Est et du Sud, bien que la France y soit également favorable.
Le ministre hongrois de l'Agriculture, István Nagy, encourage le stockage privé, car le marché laitier est actuellement soumis à de fortes pressions. Les prix de produits comme le beurre, le lait en poudre et le fromage ont chuté rapidement, entraînant une dégringolade des prix du lait pour les producteurs.
Il ne faut pas confondre stockage privé et intervention. Dans ce dernier cas, la Commission européenne achète des produits. Ceux-ci sont ensuite stockés, mais restent la propriété de la Commission. Lorsque le marché se rétablit, le produit est revendu. En cas de stockage privé, les produits restent la propriété du producteur ou du commerçant.
De correctes Les prix de divers produits laitiers ont fortement baissé, mais n'ont pas encore atteint le seuil d'intervention. Ce seuil est fixé à 1 694 € la tonne pour le lait écrémé en poudre et à 2 217 € la tonne pour le beurre. Le fromage n'est pas concerné par cette mesure.
Les produits laitiers ont été inclus pour la dernière fois dans une intervention en 2020.