L'importation de produits laitiers dans l'UE devrait se complexifier et diminuer suite aux mesures proposées dans le dixième règlement européen sur la sécurité sanitaire des aliments pour l'alimentation humaine et animale. C'est du moins ce qu'anticipe Eucolait, l'association professionnelle du secteur laitier. Les produits importés devront alors satisfaire aux mêmes exigences que les produits fabriqués localement.
Dans le 10e Le forfait omnibus comprend diverses mesures suggéré Ces mesures visent à simplifier et à harmoniser la réglementation relative à l'alimentation humaine et animale. L'une d'elles consiste à aligner les limites maximales de résidus (LMR) de substances dangereuses dans les produits importés sur celles applicables aux produits européens. Cette harmonisation permettra une plus grande clarté, une concurrence plus équitable et une meilleure sécurité sanitaire. Actuellement, les LMR européennes ne s'appliquent souvent pas aux produits importés, qu'il s'agisse de céréales, de fruits, de viande ou de produits laitiers.
Illégal
Cela signifie que les fromages, le lait en poudre et la matière grasse laitière, par exemple, peuvent encore être exportés vers l'UE sans avoir à satisfaire aux mêmes exigences de sécurité. Ceci s'explique en partie par l'absence de traités internationaux sur ces questions, et par le fait que l'UE agirait « illégalement » (car elle ne serait pas conforme aux règles de l'OMC) si elle soumettait les produits importés aux normes strictes de l'UE. La Commission européenne souhaite toutefois changer cela.
L'EFSA doit intervenir
Dans le cadre du paquet omnibus, la Commission souhaite également simplifier et accélérer l'autorisation des produits phytopharmaceutiques et des pesticides. Les procédures, y compris les évaluations scientifiques, devraient être raccourcies et les autorisations d'utilisation dans les États membres devraient être reconnues mutuellement autant que possible. Si un dossier relatif à un produit particulier nécessite des capacités d'évaluation supérieures à celles disponibles dans un État membre, les autorités européennes devraient désormais apporter leur concours à l'EFSA, conformément à la proposition. L'objectif est de rendre la procédure plus rapide et plus efficace.
Plus de fin automatique
La Commission souhaite également supprimer l'expiration automatique des autorisations à dates fixes. Il convient de concentrer les efforts là où c'est le plus nécessaire, à savoir sur les substances les plus dangereuses. Celles-ci doivent être (ré)évaluées le plus rapidement et le plus minutieusement possible. L'objectif principal est de garantir aux agriculteurs une gamme de produits sûrs et suffisamment diversifiée, et aux consommateurs un accès à une large gamme d'aliments sûrs.
La Commission européenne estime que l'ensemble des mesures proposées pourrait permettre d'économiser plus d'un milliard d'euros par an, voire davantage, tout en garantissant une meilleure sécurité alimentaire.