FrieslandCampina a annoncé mi-décembre avoir conclu un accord avec la province du Brabant-Septentrional et l'association environnementale MOB concernant l'accélération de la réduction des émissions d'ammoniac sur son site de Veghel. Cette décision a suscité la controverse, y compris parmi les membres de FrieslandCampina, dont beaucoup sont peu favorables à MOB. Néanmoins, le PDG Jan Derck van Karnebeek et le président Sybren Attema estiment que cet accord est justifié.
Lors d'une conférence de presse aujourd'hui à Amersfoort, la situation a été expliquée. Selon M. Van Karnebeek, il ne s'agit pas du début d'une collaboration. Ils ne visiteront pas les usines ensemble pour interroger MOB sur la conformité des opérations. « Il s'agissait d'une situation particulière, mais aussi d'une opportunité. Nous savions que nous devrions à terme respecter des normes d'émissions d'ammoniac plus strictes, et cet accord nous a permis de prendre des dispositions qui satisfont toutes les parties. »
Ne le force pas
FrieslandCampina Veghel réduira ses émissions d'ammoniac, initialement de 22,8 tonnes en 2024, à un maximum de 5 tonnes en 2028, à compter de juin 2026. Cet accord met également fin à un litige intenté par MOB en 2022. « Toute activité commerciale est une dynamique sociale, mais nous refusons d'être contraints à certains choix », déclare Van Karnebeek. FrieslandCampina bénéficie également de la sérénité et de la clarté qui règnent autour du site de Veghel. « C'est un emplacement stratégique pour nous. Et nous tenons à démontrer notre engagement en matière de développement durable. »
Débat social
Attema ajoute : « Non seulement l'entreprise a intérêt à parvenir à un accord, mais aussi la coopérative. Nous sommes d'ailleurs en contact avec tous les acteurs concernés. Le fait d'avoir conclu un accord avec MOB ne signifie pas que nous sommes en pleine négociation. En cas de problème, nous examinerons chaque situation individuellement. » Certains membres, estimant que MOB n'est pas fiable, seront de plus en plus exigeants. Attema en est conscient, mais il est convaincu qu'un accord solide a été trouvé. « Nous respectons les positions et les intérêts de chacun. De plus, nous étions déjà en discussion avec la province à ce sujet. Nous ne souhaitons pas non plus nous exclure du débat public. »