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Analyse Melk

Les exportations de beurre américain vers l'UE sont en baisse

14 janvier 2026 - Klaas van der Horst

La forte hausse soudaine des exportations américaines de matières grasses laitières vers l'Europe s'atténue progressivement. Cependant, les exportations mensuelles resteront largement supérieures aux exportations totales de matières grasses laitières vers l'UE en 2024, au moins jusqu'en octobre.

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Cela ressort clairement des dernières données d'exportation du Conseil américain des exportations laitières (USDEC). En octobre, 1 655 tonnes de beurre et de beurre concentré américains ont été expédiées vers l'UE, principalement vers les Pays-Bas. À titre de comparaison, au cours des dix premiers mois de l'année précédente, plus de 12 000 tonnes de matière grasse laitière américaine avaient été exportées vers l'Europe. En comparaison, pour l'ensemble de l'année 2024, ce chiffre n'était que de 306 tonnes, soit près de quarante fois moins.

Le Canada demeure le principal importateur de beurre aux États-Unis, mais l'Europe chute soudainement à la deuxième place. Source : USDEC

L'augmentation marquée des flux de matières grasses laitières américaines vers l'Europe s'explique par deux raisons. Premièrement, l'écart de prix. Les produits américains sont beaucoup moins chers que les produits européens. Cette situation demeure inchangée. 

La deuxième cause est l'évolution des relations commerciales entre les États-Unis et l'UE, caractérisée par une diminution des barrières mutuelles grâce aux actions du président américain Donald Trump.

Le produit américain, de par sa composition et sa qualité différentes, ne convient pas à la vente au détail. Il n'est donc pas disponible en supermarché, mais est parfaitement adapté à plusieurs grandes entreprises industrielles. Il en va de même pour l'huile de beurre AMF.  

Par ailleurs, une grande partie du beurre et de l'huile de beurre américains entre dans l'UE sans être soumise à des droits d'importation significatifs. Ce n'est pas le fait de Trump, mais plutôt parce que le produit entre dans l'UE sous le régime du perfectionnement actif, où les volumes d'importation et d'exportation sont compensés, et où il n'y a pas d'importation nette (d'un point de vue réglementaire). Cette « fiction » rend également difficile l'obtention de chiffres précis sur les volumes.

Le fait que le prix courant du beurre aux États-Unis soit nettement inférieur à celui pratiqué dans l'Union européenne n'empêche pas des dizaines de milliers de tonnes de beurre irlandais de grande qualité d'être exportées vers les États-Unis. Les consommateurs américains restent disposés à payer un prix plus élevé pour ce produit.

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