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Analyse Lait

Les prix des vaches de boucherie restent sous pression, malgré la hausse des prix.

22 janvier 2026 - Matthijs Bremer

Malgré les indices contraires du marché, les prix du bétail aux Pays-Bas sont sous pression, selon des sources internes. Abattoirs et négociants s'accordent sur ce point. Cette situation résulte à la fois d'un marché de la viande atone et d'une offre abondante de vaches laitières.

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Les cotations des principales organisations d'élevage contrastent avec la situation actuelle du marché. Cela ne se reflète pas encore dans les cotations de Livestock & Logistics. Les prix sont globalement stables, et ont même connu une hausse en début d'année. Une baisse est toutefois possible, car les cotations de Livestock & Logistics reflètent l'évolution du marché avec un certain décalage. 

De son côté, la VEZG allemande se montre encore plus optimiste. Nos voisins de l'Est le sont beaucoup plus. Les prix allemands ont augmenté de 5 centimes par kilo chaque semaine ces trois dernières semaines. Le prix de la qualité O est passé de 5,80 € à 5,95 € le kilo.

Alors que les prix sont en hausse, les acteurs du marché dressent un tout autre tableau. Les abattoirs signalent une baisse significative des prix des vaches laitières. Selon les rapports de marché, les prix ont chuté d'environ 30 centimes le kilo depuis le début de l'année. Cette situation s'explique par une offre importante de bovins destinés à l'abattage, elle-même due en partie à la baisse du prix du lait. 

Suite à la forte baisse des prix du lait, l'offre de vaches laitières est restée importante. Aux alentours de Noël, elle a légèrement diminué, mais depuis janvier, de nombreux éleveurs ont choisi d'envoyer à l'abattoir les bêtes les moins productives. De ce fait, les abattoirs et les négociants font état d'une offre excédentaire. Si les abattoirs se disent saturés, les négociants peinent à écouler leurs stocks.

Le marché du bœuf est faible
Par ailleurs, selon les négociants et les abattoirs, la demande de viande est faible. Ce phénomène est assez courant en janvier. La demande de bœuf diminue durant ce mois en raison de l'évolution des habitudes de consommation. Les consommateurs dépensent moins pour l'alimentation et sont donc plus enclins à choisir du poulet. Bien qu'il s'agisse d'une tendance annuelle, cette année, la dynamique est plus marquée que d'habitude. La hausse des prix à la consommation entraîne une baisse particulièrement importante.

La demande de viande hachée reste faible. Malgré une baisse des prix, ceux-ci demeurent trop élevés pour de nombreux consommateurs. Par ailleurs, en janvier, beaucoup privilégient une alimentation plus saine, ce qui pénalise les ventes de produits comme les restes de viande, tandis que la volaille retrouve sa popularité.

Le bétail reste cher
Malgré la baisse des prix de la viande, le bétail reste cher. La raison est simple : l’offre demeure assez limitée et les commandes sont pratiquement toujours immédiates. Selon les acteurs du marché, les prix du bétail se sont stabilisés bien avant Noël et cette tendance ne semble pas près de s’inverser. 

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