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Analyse Melk

La forte reprise des produits laitiers liquides est due aux protéines

22 janvier 2026 - Klaas van der Horst

Le marché des produits laitiers poursuit sa reprise cette semaine, mais de façon inégale. La hausse du prix du concentré de lait écrémé est particulièrement spectaculaire : son prix est supérieur de 85 % à celui de la semaine dernière. Cette augmentation s’explique par la signature de nombreux contrats de transformation à long terme pour la vente de ce produit, ce qui réduit sa disponibilité sur le marché au comptant. L’offre de lait cru sur ce même marché est également en légère baisse.

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Cependant, le prix du lait au comptant n'a toujours pas dépassé 20 € les 100 kilos, et le prix du lait aux Pays-Bas reste inférieur à celui de l'Allemagne. Malgré cela, les prix du lait concentré sucré ont fortement augmenté, de l'ordre de 22 % à 25 %.

La reprise des prix concerne exclusivement les protéines, mais le fromage n'en bénéficie pas cette semaine. Les prix du gouda et de l'edam en papillote sont légèrement sous pression, la mozzarella stagne et le marché du cheddar subit également une légère pression. Le marché des fromages naturels est lui aussi confronté à des difficultés en raison d'une offre abondante.

Le marché des poudres se porte mieux. Cela n'est pas immédiatement visible pour les poudres de lactosérum « plates », bien qu'il ne semble plus y avoir de surplus sur ce marché. Par ailleurs, le marché du lactosérum reste stable. Le concentré de lactosérum est très demandé et conserve des prix relativement élevés. Il en va de même pour les poudres de lactosérum « de haute qualité », notamment le WPC80. Pour le moment, ce marché semble même presque insatiable.

Parallèlement, le marché du lait écrémé en poudre se dynamise. Cette semaine, le lait écrémé en poudre destiné à l'alimentation se négocie à près de 2 150 € sur le marché DCA, tandis que les exportations restent soutenues.

Compétitif, mais faible
Le prix mentionné ne permet pas de garantir des rémunérations élevées aux producteurs laitiers, mais il est supérieur à ce qu'il a été depuis plusieurs mois. Parallèlement, il demeure suffisamment bas pour être compétitif sur le marché mondial et soulager la pression sur le secteur laitier en Europe. Les excédents laitiers doivent être exportés.

Le prix du lait entier en poudre reste stable. Bien que la demande accrue de lait en poudre devrait profiter à ce secteur, la valeur de la matière grasse qu'il contient est en baisse.

Parallèlement, le marché des matières grasses laitières poursuit sa tendance baissière. Il est à noter que le prix de la crème chute le plus, mais à son niveau le plus bas, tandis que celui du beurre baisse beaucoup moins et reste nettement plus élevé. La question est de savoir quel prix reflète le mieux la réalité du marché.

Si l'on se base sur le prix de la crème, le prix du beurre serait encore trop élevé, mais si l'on se base sur le prix du beurre, le prix de la crème représente une réaction excessive à la faiblesse actuelle du marché.

Quelle valeur est vraie ?
Le marché du beurre reste difficile, de nombreux acteurs préférant le stocker en entrepôt frigorifique plutôt que de le vendre. Le prix actuel serait, semble-t-il, bien trop bas. Comparé à l'année dernière, c'est indéniable, mais la situation a considérablement évolué.

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