Le marché de l'alimentation animale présente certaines irrégularités. Les sous-produits et les résidus sont très recherchés. Les travaux réguliers de fenaison et de récolte de paille se déroulent bien. Le commerce du maïs est en hausse, et il est extrêmement difficile de trouver du fourrage d'ensilage de qualité pour les vaches laitières ou les chèvres.
Les prix du lait sont sous pression et la saison d'épandage du fumier approche. De quoi peser sur le moral des éleveurs. « Les conversations ne sont pas toujours agréables lorsqu'on rend visite à un client », confie un négociant. Un point positif toutefois : plusieurs sous-produits sont proposés à des prix attractifs. « Si vous disposez d'une mélangeuse à aliments et d'un espace de stockage, que ce soit dans un silo ou non, les sous-produits constituent un excellent complément à la ration, vous permettant ainsi de réaliser des économies sur les concentrés », explique un fournisseur.
Il existe quelques différences entre les fournisseurs, mais de manière générale, l'industrie de transformation de la pomme de terre dispose d'une offre abondante. Les éleveurs ont une marge de négociation importante, surtout s'ils sont flexibles quant à leurs besoins et aux délais de livraison, comme le suggèrent certains fournisseurs. Les oignons, les carottes et les pommes de terre impropres à la transformation sont facilement disponibles. En réalité, certains acteurs du secteur indiquent qu'il est très difficile de tout écouler. Le prix indicatif de la DCA pour les pommes de terre fourragères est de 20 € la tonne.
Les drêches de brasserie se distinguent légèrement de la plupart des autres sous-produits. Tous les éleveurs les connaissent, et elles sont disponibles naturellement toute l'année. Cela en fait un produit relativement populaire. La forte pression sur les prix que nous observons sur les autres flux de résidus a certes un impact sur les drêches de brasserie, mais selon des sources internes, il n'est pas nécessaire de se démener pour les écouler. Le prix indicatif DCA pour les drêches de brasserie est de 3,70 € par pour cent de matière sèche.
Plus d'offre, mais aussi plus de demande
Les travaux réguliers liés au foin et à la paille se déroulent bien. Certains négociants constatent une intensification de l'activité, tant du côté de l'offre que de la demande. L'approvisionnement en paille de France ou d'Espagne reste toutefois difficile. « Il y a toujours du transport, à condition d'y mettre le prix », remarque un négociant. Autrement dit, l'offre de chargements de paille à bas prix se raréfie. Le prix DCA de la paille de blé demeure stable à 160 € la tonne et celui de la paille d'orge à 165 € la tonne. Le foin de prairie se négocie à 200 €, et le foin de semences de graminées oscille entre 165 € et 180 € la tonne.
L'ensilage de première ou deuxième coupe de bonne qualité est et reste très demandé. Si ce n'est pas pour les vaches laitières, les éleveurs de chèvres en sont friands. Cependant, l'offre est décevante. L'herbe naturelle ou l'ensilage récolté à l'automne sont abondants, mais la plupart des agriculteurs conservent de l'herbe de bonne qualité pour leur propre consommation, ce qui est bénéfique à la production laitière. L'ensilage biologique est encore plus difficile à obtenir, selon un négociant. Le prix indicatif de la DCA pour un ensilage de bonne qualité est de 80 € la tonne.
On observe une légère hausse des échanges de maïs ensilage, mais certains négociants soulignent que le contexte actuel du secteur de l'élevage n'incite pas à investir massivement dans cette matière première. Le froid qui règne dans le nord du pays contribue également à cette situation, selon certains. « Si ce n'est pas indispensable, nous préférons éviter les terrains glissants et reporter d'un jour le passage dans une fosse », explique un négociant. Le prix indicatif DCA du maïs ensilage reste stable à 80 € la tonne.