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Analyse Lait

La saison des pâturages commence : quel sera le prix du lait ?

18 mars 2026 - Wouter Baan

Le prix du lait se stabilise avec la reprise du marché laitier, tandis que l'offre reste abondante et que le marché au comptant est sous pression. Cette situation engendre des tensions entre le marché et les paiements. Pour en savoir plus sur l'évolution du prix du lait et du marché laitier en ce début de saison de pâturage, consultez notre article.

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Aux Pays-Bas, tous les transformateurs ont maintenu le prix du lait inchangé pour le mois de mars. De nouvelles baisses sont peu probables à court terme. La principale raison est que, du fait de la hausse des prix des produits laitiers solides, la valeur de la matière première du lait est de nouveau supérieure aux prix de rachat depuis plusieurs semaines. Par conséquent, la pression à la baisse qui caractérisait le marché depuis septembre dernier s'est largement estompée.

La Laiterie des Ardennes (LDA) belge a le prix du lait avancé pour février Le prix a même légèrement augmenté à nouveau. La coopérative dépend fortement des marchés des matières premières comme la mozzarella et le lait écrémé en poudre. Le prix de ces deux produits a considérablement augmenté récemment, et cette hausse est directement répercutée sur les membres.

Cette décision n'est pas totalement surprenante, la coopérative ayant déjà laissé entendre qu'une augmentation était imminente. La pression était également forte, le prix du lait de LDA étant resté inférieur à celui des autres transformateurs belges ces derniers mois. De ce fait, des membres ont menacé de quitter la coopérative. Dans ce contexte, cette hausse constitue non seulement une correction, mais aussi un signe d'amélioration notable du climat sur le marché laitier.

Le marché au comptant sous pression
La situation est bien différente sur le marché au comptant. Le cours DCA du lait cru a chuté la semaine dernière à 11,50 € les 100 kilos. Au premier semestre, le marché au comptant affiche plus fréquemment des prix inférieurs aux prix de rachat, mais en 2026, l'écart est significatif. Les prix du lait au comptant sont plus de trois fois inférieurs aux prix de rachat. Pour l'instant, cet écart demeure important.

En effet, à l'approche du pic saisonnier de mai, l'Europe du Nord-Ouest connaît une production laitière très importante, bien supérieure aux capacités de traitement des usines. Ces surplus sont vendus à des prix dérisoires et peuvent parfois engendrer des pertes considérables pour les laiteries.

Cependant, la faiblesse actuelle du marché au comptant est moins révélatrice que d'habitude de l'évolution du prix du lait. Malgré une offre abondante, le marché des produits laitiers a nettement progressé ces dernières semaines. Le lait écrémé en poudre est en tête. Ce constat est frappant ; ces dernières années, le marché du lait en poudre n'a que peu influencé le prix du lait, et le fromage et le beurre étaient les principaux moteurs des prix de rachat. Le beurre et le fromage sont également en hausse, mais à un rythme plus modéré.

De plus, le lait écrémé en poudre présente un potentiel de croissance supplémentaire. Au cours de la seconde Commerce mondial des produits laitiers En mars, le prix a progressé de 5,2 % pour atteindre 3 409 dollars la tonne, son plus haut niveau depuis octobre 2022. Depuis mi-décembre, on observe une hausse de près de 40 %. Par ailleurs, les prix sont d'autant plus élevés que les échéances des contrats de livraison sont lointaines.

Les raisons de la forte reprise du marché des poudres ne peuvent être expliquées sans ambiguïté. Les usines de transformation de poudres européennes fonctionnent à pleine capacité, ce qui signifie qu'un volume important de produits est en cours d'acheminement, exerçant normalement une pression à la hausse sur les prix. Parallèlement, des facteurs externes soutiennent le marché. La flambée des prix du pétrole contribue à soutenir les prix. De plus, le conflit au Moyen-Orient influence le climat des affaires. Dans le même temps, cela engendre des difficultés logistiques pour l'acheminement des produits. Or, cette région représente un marché majeur pour les produits laitiers européens.

Une hausse du prix du lait est-elle envisageable ?
L'amélioration des conditions de marché se traduit désormais par une valorisation accrue du lait. Pour le beurre et le lait écrémé en poudre, le prix a dépassé les 45 € les 100 kilos à la mi-mars, tandis que le fromage et le lactosérum affichent des rendements encore plus élevés. Le prix moyen du lait reste toutefois nettement inférieur, aux alentours de 38 € les 100 kilos. En théorie, une correction à la hausse est donc envisageable.

La question est de savoir à quelle vitesse les transformateurs exploiteront cette marge de manœuvre. Ces derniers mois, les prix de rachat étaient supérieurs à la valeur des matières premières, ce qui a pesé sur les marges. Il est donc logique que les usines attendent de voir comment le marché se redresse avant d'augmenter le prix du lait. Par ailleurs, le climat des affaires reste instable et l'offre de lait demeure inchangée.

Globalement, la situation s'est améliorée par rapport à il y a quelques semaines. Le prix du lait s'est stabilisé et amorce même une nouvelle hausse, mais le marché demeure vulnérable en raison d'une offre abondante et des craintes liées à la guerre.

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