L'abondance de sous-produits et de pommes de terre fourragères exerce une pression sur le marché du fourrage et le maintient favorable aux acheteurs. Parallèlement, la demande de fourrage grossier demeure inégalement répartie selon les régions. Pour en savoir plus sur les pressions sur les prix et l'offre dans le secteur du fourrage, consultez notre article.
Le marché des sous-produits reste assez volatil. L'offre est abondante et plusieurs fournisseurs indiquent avoir du mal à tout écouler. Si vous êtes éleveur, disposez de l'espace nécessaire et souhaitez constituer un stock de différents produits, voire d'une combinaison de ceux-ci, plusieurs fournisseurs se disent prêts à négocier les prix. En bref : le marché reste très favorable aux acheteurs. Le prix indicatif DCA des drêches de brasserie recule cette semaine, s'établissant à 3,15 € par pour cent de matière sèche.
Vendre directement les produits issus des cultures est un véritable défi. L'offre d'oignons non conformes est raisonnable, mais les carottes et surtout les pommes de terre abondent. Les carottes sont toujours un produit délicat car, idéalement, elles doivent être rincées. Pour les pommes de terre, le prix varie selon le mode de livraison. Pour les livraisons effectuées directement à la trémie, à proximité de l'agriculteur, les prix commencent à 0 €. Si elles doivent passer par une station de lavage pour éliminer les dernières traces de terre, les prix avoisinent les 15 € la tonne. Le prix indicatif de la DCA pour les pommes de terre fourragères est de 5 € la tonne cette semaine.
Le diesel a un impact sur le prix de la paille
Le marché de la paille est relativement calme. L'offre de paille importée est légèrement supérieure, mais cela ne se traduit pas par une baisse des prix. « Les conditions d'achat sont légèrement plus avantageuses, mais cet avantage est immédiatement annulé par la hausse de la surcharge diesel appliquée par les transporteurs », explique un négociant. La demande de paille de blé pour l'alimentation animale reste stable. Selon certains négociants, la demande de paille fourragère, qu'il s'agisse de paille d'orge ou de paille concassée, est légèrement plus élevée. Le prix indicatif DCA de la paille de blé est de 165 € la tonne. La paille d'orge se négocie à 5 € de plus.
L'ensilage de bonne qualité reste demandé, mais l'offre est clairement limitée. La demande se concentre principalement dans le sud du pays, tandis que l'offre est davantage concentrée dans le nord. Le prix indicatif DCA de l'ensilage demeure stable à 90 € la tonne. Le commerce du maïs est présent, mais peu actif pour la saison. Selon les négociants, les éleveurs se tournent en partie vers le maïs en raison d'une offre abondante de sous-produits à des prix compétitifs. Le prix indicatif DCA de l'ensilage de maïs s'établit à 80 € la tonne.
Le commerce du foin est également limité. Le foin de pâturage est principalement destiné à l'alimentation des chevaux. Son prix s'établit à 200 € la tonne. Concernant le foin de semences, la qualité est toujours un critère essentiel. Le foin de semences récolté et séché avec soin reste très demandé. Le prix indicatif DCA demeure stable entre 160 € et 180 € la tonne, selon la variété.