Pour la première fois depuis plusieurs semaines, les marchés des produits laitiers liquides et solides se rapprochent légèrement. Les prix des produits semi-finis, comme le concentré de lait écrémé et la crème, ont fortement augmenté, tandis que ceux du lait en poudre ont légèrement baissé. Pour en savoir plus, consultez cette analyse.
Ces deux mouvements sont probablement davantage liés à un marché chaotique juste avant Pâques qu'à un changement structurel du marché.
L'offre de lait reste constamment élevée et augmente même considérablement dans certaines régions d'Europe. Par conséquent, le prix du lait cru au comptant demeure faible. Aux Pays-Bas, il se situe autour de 13 € les 100 kilos. En Allemagne, il est légèrement supérieur, tandis qu'en France, il oscille entre 3 et 4 € les 100 kilos.
De nombreux acteurs du marché s'attendaient à ce que les prix du concentré de lait écrémé et de la crème restent bas, voire baissent encore. Or, c'est l'inverse qui s'est produit. De nombreuses entreprises ont dû acheter des volumes supplémentaires de produits au dernier moment et ont constaté qu'elles n'étaient pas les seules. L'industrie des crèmes glacées inonde également le marché de stocks additionnels. En conséquence, le cours DCA du concentré de lait écrémé a augmenté de plus de 43 % pour atteindre 1 170 € la tonne de matière sèche. Le cours de la crème a également progressé de plusieurs centaines d'euros la tonne, mais la hausse en pourcentage a été plus modérée : +8,55 %.
Enfin, le marché du fromage se calme légèrement, mais aucune reprise n'est encore perceptible. Les producteurs de fromage répercutent d'ailleurs la hausse des prix d'achat sur le prix de vente de leurs fromages.
Dans l'intervalle, la valorisation du lait semble se confirmer. Selon les calculs de DCA, la valeur marchande du fromage, du lait en poudre et de la matière grasse laitière est supérieure au prix garanti par Frieslandcampina.