La première coupe d'herbe est en grande partie sous bâche plastique, et de nombreux agriculteurs ont semé le maïs. L'activité se calme donc un peu. C'est également le cas, dans une certaine mesure, pour le commerce des fourrages. Le travail se poursuit normalement, mais sans grand enthousiasme. Pour en savoir plus sur le commerce des fourrages et l'évolution des prix, consultez notre article.
La météo a été clémente jusqu'à la veille du week-end, permettant une bonne pousse de l'herbe, et de nombreux éleveurs en ont profité. Seul le nord du pays nécessite encore quelques travaux, la pousse y ayant été un peu plus tardive.
La pluie du week-end dernier est une aubaine pour la repousse. Ceux qui ont déjà épandu de l'engrais ne se plaindront certainement pas. Le seul bémol concernant la météo, c'est qu'il pourrait faire plus chaud pour le maïs.
Une bonne herbe d’ensilage reste demandée
Parallèlement, le commerce du fourrage est calme. Les échanges d'ensilage sont limités. Certains négociants signalent avoir encore des stocks de balles de la récolte précédente. Cependant, la demande est faible, notamment pour l'herbe de fin d'automne. L'ensilage biologique de bonne qualité est recherché, mais l'offre est faible. L'ensilage conventionnel de bonne qualité reste demandé par les clients réguliers et les éleveurs plus intensifs, mais l'offre est également limitée. Le prix indicatif DCA de l'ensilage demeure stable à 80 € la tonne.
Le marché du maïs ensilage évolue également. Certains éleveurs, qui ne produisent que peu ou pas de maïs, se tournent vers d'autres cultures, ce qui explique une demande légèrement inférieure à celle des années précédentes. Néanmoins, le marché est toujours dynamique. Le prix indicatif DCA du maïs s'établit à 75 € la tonne.
Structure
La présence du bétail dans les champs se reflète quelque peu dans la demande de paille. Les centres équestres et les éleveurs qui laissent leurs animaux pâturer (en journée) consomment légèrement moins qu'en hiver. Les éleveurs de chèvres, par exemple, continuent bien sûr de commander au rythme habituel. On observe également une légère hausse de la demande de paille fourragère pour atténuer l'effet de la vigueur de l'herbe printanière. Outre la paille d'orge, la paille broyée est également très demandée à cet effet. Le prix indicatif DCA de la paille de blé s'établit cette semaine à 165 € la tonne, et celui de la paille d'orge à 170 € la tonne.
La demande de foin reste modérée. Le prix indicatif DCA du foin de prairie demeure stable à 200 € la tonne. Le prix du foin de semences de graminées varie de 165 € à 180 € la tonne selon la variété.
Le marché des sous-produits reste largement favorable aux acheteurs. Les flux résiduels issus de la transformation des céréales et des biocarburants, notamment, sont facilement disponibles. Le prix indicatif DCA pour les drêches de brasserie s'établit à 3,15 € par pour cent de matière sèche.
Les produits dérivés de la pomme de terre sont un peu moins disponibles. Par exemple, pour les frites ou les épluchures à la vapeur, cela s'explique par la cadence de transformation plus lente. Cependant, le fait que les pommes de terre fourragères ne soient pas disponibles en aussi grandes quantités que certains négociants pourraient en vendre est assez surprenant, compte tenu des stocks qui devraient inonder le marché. Le prix indicatif DCA des pommes de terre fourragères reste stable à 15 € la tonne cette semaine.