Le débat porte souvent sur l'égalité des chances lorsqu'il s'agit de comparer l'agriculture et l'horticulture néerlandaises ou européennes à celles pratiquées au-delà de nos frontières. En matière de développement durable, et plus particulièrement sur des aspects sociaux tels que les conditions de travail, des normes et des valeurs différentes s'appliquent souvent en Europe par rapport au reste du monde. Personnellement, je suis fier que notre société ose se positionner comme un chef de file mondial en matière de développement durable et d'engagement social.
À mon avis, nous ne devons absolument pas nous laisser abattre par le fait que, ailleurs, le profit soit soudainement devenu la priorité absolue. De plus, nous sous-estimons systématiquement la force et le pouvoir dont nous disposons en tant qu'Europe. Nous sommes tout simplement une économie très vaste et puissante. Les pays et les grandes entreprises sont désireux de faire affaire avec nous. Avec 450 millions de consommateurs disposant d'un pouvoir d'achat important, nous sommes uniques au monde. Si nous imposons des normes plus élevées aux produits vendus ici, les pays et les entreprises s'adapteront en conséquence. Nous exploitons bien trop peu cet atout dans nos relations internationales.
Signalement obligatoire
L'UE est, bien sûr, l'instrument idéal pour instaurer des règles du jeu plus équitables en Europe. C'est d'ailleurs l'un de ses plus grands succès. Mais nous commerçons également beaucoup avec l'extérieur de l'UE. Bruxelles s'efforce aussi d'instaurer des règles du jeu plus équitables dans ces pays. C'est précisément ce qui concerne l'ensemble du secteur agricole et horticole, y compris l'industrie de transformation. C'est évidemment beaucoup plus complexe, car il faut conclure des accords avec toutes sortes de pays qui attendent quelque chose en retour. En d'autres termes : l'UE a trouvé une manière astucieuse d'exercer une plus grande pression en faveur du développement durable et de l'égalité des chances, sans pour autant se rendre dépendante d'accords avec d'autres pays. Nous allons introduire une législation qui obligera les entreprises à rendre compte de la durabilité des produits qu'elles vendent. Cette obligation de déclaration ne concerne pas seulement leurs propres actions. Elle couvre également le parcours du produit avant qu'il n'atteigne le consommateur final. Cette loi s'appelle la directive CSRD.
Trouvé astucieusement
Nous avons également une loi similaire concernant les questions sociales : la CSDDD. Grâce à cette législation, l’UE nous oblige à divulguer clairement le mode de production de tous les produits que nous importons. Cela nous permet de comparer ces méthodes avec celles utilisées pour la production au sein de l’UE. Cette obligation de déclaration est certes contraignante, mais je pense que c’est une idée ingénieuse. Et, franchement, j’en suis ravi. Elle permet de mieux comprendre le caractère durable d’une production. De plus, elle constitue un premier pas important vers une concurrence équitable, objectif que nous poursuivons depuis si longtemps dans l’agriculture et l’horticulture néerlandaises. Si nous devenons plus durables plus rapidement que le reste du monde, nous risquons d’être désavantagés en termes de prix à court terme. Lorsque des produits moins chers (mais moins durables) arriveront sur le marché européen, nous réclamerons tous à nouveau une concurrence équitable.
Premiers pas importants
Je considère la mise en œuvre du CSRD et du CSDDD comme une première étape importante vers l'instauration de conditions de concurrence équitables en matière de durabilité et de questions sociales. Je suis donc souvent surpris de constater que, d'un côté, nous prônons l'égalité des chances, et de l'autre, nous nous insurgeons avec autant d'enthousiasme contre des législations comme le CSRD et le CSDDD. Ces textes visent précisément à instaurer une concurrence plus équitable. Du point de vue économique de l'agriculture et de l'horticulture, je dirais que nous devrions nous en réjouir. Ils facilitent la valorisation de notre engagement en faveur du développement durable à des prix raisonnables.
Si nous pouvons également amener d'autres pays et entreprises à se conformer un peu à nos normes et à nos valeurs en matière de développement durable et de conditions de travail, alors je ne pourrai que m'en réjouir.
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C'est en réponse à cela Boerenbusiness article:
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Peut-on faire la même chose en néerlandais courant ? Monsieur Je-sais-tout !C'est en réponse à cela Boerenbusiness article:
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