Le secteur de la pomme de terre est en difficulté. Ce n'est plus un secret. Ce qui est frappant, en revanche, c'est la rapidité avec laquelle le débat public se laisse séduire par des images de « pommes de terre gratuites ». Des images qui font mouche, suscitent des émotions et sont bien accueillies par les médias, mais qui, du même coup, déforment la réalité d'un secteur complexe et performant.
Commençons par les faits. Derrière chaque pomme de terre se cache une chaîne d'investissements : plants, fertilisation, protection des cultures, mécanisation, main-d'œuvre et stockage. Il s'agit d'une culture à forte intensité capitalistique et à haut risque. Le fait qu'une partie des pommes de terre du marché libre ne trouve actuellement pas preneur est indéniablement un problème, mais cela ne représente pas l'intégralité du problème.
La grande majorité de la récolte de pommes de terre belges est soumise à des contrats. À quelques exceptions près, ces contrats sont scrupuleusement respectés par une industrie de transformation de la pomme de terre qui figure parmi les meilleures au monde. Cette réalité reste méconnue.
Par ailleurs, il existe un marché du frais bien établi pour les pommes de terre de consommation, avec différentes variétés, différents circuits de distribution et une logique économique distincte. Les producteurs spécialisés dans la qualité, le conditionnement et les circuits courts pratiquent des prix équitables. L'image de « pommes de terre gratuites » compromet totalement ce modèle économique.
L'accent est désormais mis sur la distribution gratuite des excédents. Une intention louable, sans aucun doute. Mais est-ce le bon choix d'un point de vue économique et stratégique ?
Premièrement, cela fausse la perception des prix. Le consommateur qui apprend que les pommes de terre sont distribuées gratuitement se demande inévitablement pourquoi il devrait encore les payer. Cela exerce une pression sur l'ensemble du marché.
Deuxièmement, cela crée une confusion quant au produit lui-même. Les surplus sont principalement composés de variétés industrielles comme la Fontane. Adaptées à la transformation, certes, mais pas à tous les usages. Lorsque les consommateurs sont déçus du résultat, cela rejaillit sur l'ensemble de la pomme de terre.
Troisièmement, une question plus fondamentale se pose : faut-il dévaloriser l’alimentation pour rétablir un équilibre temporaire du marché ? La production alimentaire n’est pas une catégorie résiduelle. Elle est le fruit de l’esprit d’entreprise, du savoir-faire et de la prise de risque.
Ce qu'il faut, c'est de la nuance. Du respect des contrats. Une bonne compréhension de la diversité du marché. Et une communication efficace.
Soyons clairs : les pommes de terre gratuites n’existent pas. La facture est toujours payée – par le producteur, la chaîne d’approvisionnement ou, en fin de compte, par le consommateur.
© DCA Market Intelligence. Ces informations de marché sont soumises au droit d'auteur. Il n'est pas permis de reproduire, distribuer, diffuser ou mettre le contenu à la disposition de tiers contre rémunération, sous quelque forme que ce soit, sans l'autorisation écrite expresse de DCA Market Intelligence.
C'est en réponse à cela Boerenbusiness article:
[url = https: // www.boerenbusiness.nl/column/10915816/gratis-aardappelen-bestaan-niet]Les pommes de terre gratuites n'existent pas[/url]
Écrit par quelqu'un qui perçoit sa pension mensuellement. Et ce chroniqueur n'est lui aussi qu'un salarié. Tous deux banalisent la situation. Ils n'ont absolument aucun égard pour la violation massive de contrat que commet le secteur.
Il n'y a pas que les producteurs. Agrico est aussi coupable ; ils n'ont cessé d'augmenter leurs stocks de semences de Fontane faute de mieux, et d'engranger les bénéfices avec la variété Lycenti, mais leurs producteurs s'en rendent compte seulement maintenant. On obtient à peine 10 000 euros pour la Fontane cette année. Mauvaise gestion.
Arie, du calme ; tu n'as pas investi un sou et pourtant tu veux toujours avoir le dernier mot et te la jouer monsieur-je-sais-tout. Un vrai connard dégoûtant.
freebooter a écrit :En clair, pour certains commentateurs, cette description est un euphémisme. Il faut les flatter, sinon ils semblent recourir à un langage archaïque ☺. Donnez ces pommes de terre, vous vous en débarrasserez et n'y pensez plus. De toute façon, ça ne peut qu'empirer.Arie, du calme ; tu n'as pas investi un sou et pourtant tu veux toujours avoir le dernier mot et te la jouer monsieur-je-sais-tout. Un vrai connard dégoûtant.
en tas ou de retour sur la terre ferme.
Article médiocre d'un homme qui se prétend « sage ». Il y a une crise dans tout le secteur de la pomme de terre ; personne ne peut le nier. Une crise qui dépasse le simple cadre d'un producteur ayant ou non un contrat. Une crise qui dépasse les frontières des Pays-Bas ou de la Belgique. Une crise plus grave encore que celle des années de pandémie. Fondamentalement, la situation est catastrophique. Se plaindre ne sert à rien, bien sûr ; il vaut mieux se concentrer sur les solutions. Mais cet homme « sage » minimise la gravité de la situation. Son discours ressemble à celui de la bureaucratie ; elle peut parfois paraître ainsi. Avec une telle façon de penser, aucune solution ne sera trouvée.