Le dollar s'est complètement stabilisé ces derniers mois. Ce n'est qu'une question de temps avant que la levée du brouillard économique américain ou une décision surprise de Trump ne relance le marché. D'ici là, d'excellentes opportunités s'offrent aux entrepreneurs.
Quiconque suit l'actualité s'attendrait à ce que le taux de change euro/dollar ait connu de fortes fluctuations ces dernières semaines. Outre-Atlantique, certains secteurs de l'économie sont paralysés depuis des semaines en raison du confinement. De plus, les entreprises ont été induites en erreur à plusieurs reprises par la politique commerciale du président Donald Trump. Parallèlement, l'incertitude politique en Europe demeure élevée. En France, un Premier ministre a été nommé pour la sixième fois en deux ans à la mi-octobre. Le pays peine à équilibrer son budget. Sébastien Lecornu, qui a démissionné précédemment, est de nouveau confronté à la tâche ingrate d'assurer la stabilité budgétaire et de restaurer la confiance des marchés financiers.
Un calme saisissant
Malgré une incertitude considérable, les marchés des changes restent remarquablement calmes. L'écart entre le taux de change le plus bas et le plus haut du dollar depuis fin juin n'est que de 3 %. À titre de comparaison, au premier semestre, cet écart dépassait les 15 %. Et durant les derniers mois de l'année dernière, les taux de change ont connu des fluctuations encore plus importantes. Ce calme relatif s'explique en partie par la prévisibilité des politiques de taux d'intérêt des banques centrales et par l'absence de nouvelles données économiques suite au blocage des services fédéraux américains. Un autre facteur est que les opérateurs se sont désormais habitués aux décisions de Trump en matière de change. Je constate que les clients pour lesquels nous analysons les risques et les opportunités de change sont tentés de se concentrer sur d'autres sujets pendant un certain temps. Il est néanmoins judicieux de réévaluer la politique de change dès maintenant.
Comparaison orageuse
Cela peut paraître étrange, mais une simple comparaison révèle rapidement l'avantage. La période où l'on a le plus besoin d'une assurance tempête est généralement aussi la plus coûteuse. Si, selon le KNMI (Institut royal météorologique des Pays-Bas), des vents de force 10 sont annoncés, les primes d'assurance seront élevées. On observe un phénomène similaire, dans une certaine mesure, sur le marché des changes. Lors des périodes de forte instabilité et de fortes fluctuations des taux de change, se couvrir contre les risques s'avère relativement onéreux.
Data Mister partira bientôt
Ces dernières semaines, les marchés des changes ont été d'un calme plat. Pour reprendre l'analogie de l'assurance tempête : le vent est quasi inexistant. De ce fait, le coût de la couverture du risque de change est actuellement très bas. Il y a fort à parier qu'un vent plus fort se lève dans les semaines à venir. Lorsque le gouvernement américain recommencera à surveiller la situation, une multitude de données sur le marché du travail, l'inflation et l'économie seront publiées, ce qui pourrait entraîner une réaction du taux de change du dollar. C'est donc une excellente occasion de revoir attentivement la politique monétaire dès maintenant, afin d'être pleinement préparés à la prochaine tempête financière.
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