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Opinie Paul et Joost Bakker

Terrain fertile : capitaux cachés, agriculteurs, investisseurs, gouvernement

30 December 2025 - Paul & Joost Bakker - Commentaires 38

La valeur des terres agricoles atteint des sommets historiques. Tandis que les agriculteurs se disputent chaque hectare, les investisseurs considèrent la terre comme une valeur refuge et les gouvernements l'utilisent comme un levier essentiel de la transformation du territoire. Cette rareté transforme la terre en capital stratégique, avec des conséquences sur l'entrepreneuriat, les politiques publiques et les investissements.

Pour les agriculteurs, la terre demeure l'élément essentiel de leur activité, mais son expansion devient de plus en plus difficile. L'espace est limité, la réglementation complexe et les prix continuent d'augmenter. Selon le cadastre, le prix moyen des terres agricoles au premier trimestre 2025 était de 91 300 € l'hectare ; celui des prairies s'élevait en moyenne à 82 500 € et celui des terres arables à 100 600 €. La terre n'est donc plus seulement un moyen de production, mais aussi un investissement stable. Un hectare supplémentaire, par exemple, offre davantage d'espace pour l'épandage de fumier, une plus grande flexibilité dans la rotation des cultures et, souvent, une meilleure sécurité pour l'avenir.

Les agriculteurs se sont battusn pour rareté hectares
Surtout dans les régions aux sols fertiles ou bénéficiant d'une situation géographique favorable, la demande reste forte et la concurrence féroce. Pour les éleveurs laitiers et les céréaliers, l'acquisition de terres est devenue un choix stratégique, non seulement pour la production, mais aussi pour la sécurité de l'entreprise et la valorisation du capital. Dans les exploitations familiales, la terre est le gage de pérennité : ceux qui possèdent suffisamment d'hectares peuvent mieux absorber les fluctuations de rendement ou de coûts et garder la maîtrise de leur avenir. Face à la rareté croissante des terres, la vigilance est de plus en plus importante, sous peine de passer à côté d'opportunités. Par ailleurs, il est toujours nécessaire d'envisager régulièrement une vente aux enchères. Cette pratique, de plus en plus courante, entraîne généralement une hausse des prix.

La terre comme refuge sûr
Les agriculteurs, mais aussi les investisseurs, ont pris conscience de la valeur des terres agricoles. « La terre, c'est comme l'or », a déclaré récemment Jos Ebbers, président du domaine agricole et rural NVM. La comparaison semble pertinente : les prix des terres restent remarquablement stables, même en période d'incertitude économique. Selon Rabobank, ils devraient se maintenir ou augmenter légèrement, de 0 à 5 %, en 2025. La terre représente ainsi un investissement concret et peu risqué, offrant une protection contre l'inflation et la dépréciation monétaire.
L'intérêt des investisseurs pour les terres agricoles repose sur trois piliers : la rareté structurelle (puisque de nouvelles terres ne sont pas créées), la polyvalence des usages potentiels (agriculture, énergie, infrastructures, logement) et la stabilité de la plus-value. Investir dans les terres exige toutefois une expertise : la localisation, la qualité du sol et le statut juridique déterminent en grande partie le rendement final. Un terrain situé à proximité d'une zone d'expansion urbaine ou d'installations énergétiques présente des perspectives d'avenir différentes de celles d'un terrain exclusivement agricole.

Les prix élevés obligent les agriculteurs à être plus créatifs dans leurs pratiques commerciales.

Le gouvernement, acteur silencieux du marché foncier
Les terres agricoles sont non seulement précieuses sur le plan économique, mais aussi politiquement sensibles. Pour les gouvernements, il s'agit d'une ressource rare qui influe sur le logement, le climat, la nature et l'énergie. La demande foncière augmente alors que la population néerlandaise stagne. Cette situation engendre des tensions entre l'agriculture et les politiques publiques : les agriculteurs sont confrontés à des réglementations sur l'azote, à des expropriations ou à des changements d'affectation de leurs terres. Les disparités régionales sont importantes. Dans le Flevoland, où de nombreuses terres sont également acquises à des fins d'aménagement du territoire, le prix moyen atteint désormais 184 100 € par hectare, le plus élevé des Pays-Bas. Afin de maîtriser le marché, le gouvernement recourt à des instruments tels que la loi sur les droits préférentiels des communes et les réglementations de sortie du marché. Il cherche ainsi à éviter que la plus-value ne reste entièrement entre les mains du secteur privé et n'évince les intérêts publics. Le foncier est donc devenu un instrument politique qui contribue à orienter la transition territoriale.

Nouvelles collaborations entre agriculteurs et investisseurs
La hausse des prix contraint les agriculteurs à adopter des pratiques commerciales plus innovantes. Pour certains entrepreneurs agricoles, l'achat direct est impossible, ce qui rend les baux emphytéotiques, les baux de longue durée ou les partenariats avec des investisseurs plus attractifs. Dans ces structures, les agriculteurs conservent le droit d'utiliser la terre, tandis que les investisseurs bénéficient principalement de sa plus-value. Des banques foncières régionales et des modèles coopératifs émergent également, où les agriculteurs investissent collectivement dans l'expansion ou l'amélioration de la durabilité des exploitations. Parallèlement, le nombre de fonds d'investissement axés sur le développement durable des terres, par exemple par le biais du captage et du stockage du carbone, de la gestion de la nature ou de la production d'énergie, est en augmentation. Cela confère également à la terre une valeur sociale : celle d'être un moteur de la transition climatique.

Des moyens de production au capital stratégique
Le rôle des terres agricoles évolue rapidement. Autrefois principalement axé sur la production, il englobe désormais les enjeux spatiaux, la durabilité et la valeur future. La pression sociale sur l'utilisation des terres s'accroît, tandis que les agriculteurs ont le sentiment que leur marge de manœuvre se réduit. Le défi consiste à trouver un équilibre : comment maintenir la rentabilité de l'agriculture tout en préservant l'espace pour d'autres usages ? Une transformation rapide de la fonction des terres peut nuire à la production alimentaire et aux revenus des agriculteurs, mais une collaboration intelligente entre agriculture, énergie et nature est source d'opportunités. Pensons à la gestion agro-écologique, aux fermes solaires, à l'aménagement de la nature sur des parcelles moins fertiles ou aux échanges fonciers dans le cadre de projets d'aménagement du territoire. Ceux qui comprennent les dynamiques du marché foncier et qui ont une vision à long terme peuvent en tirer profit, que ce soit pour la sécurité de leur activité, leurs rendements ou les politiques publiques. La terre a beau valoir son pesant d'or, sa véritable valeur réside dans une gestion responsable et une utilisation durable.

Paul et Joost Bakker

Paul et Joost Bakker sont propriétaires de LandEignaar.nlCette plateforme offre un éclairage sur le marché foncier agricole. Ses contributions mettent en lumière les évolutions du marché, des baux et de la réglementation.

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Prix ​​du terrain
commentaires
Commentaires 38
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Jupe 30 December 2025
C'est en réponse à cela Boerenbusiness article:
[url = https: // www.boerenbusiness.nl/column/10914919/gouden-grond-stil-kapitaal-boeren-beleggers-overheid]Terrain doré : agriculteurs, investisseurs, gouvernement silencieux[/url]
Le système actuel aboutira à une agriculture avec peu d'agriculteurs, de nombreuses réglementations, des prix fonciers élevés et une production alimentaire plus faible, à moins qu'un choix conscient ne soit fait pour une autre voie.
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Terme 30 December 2025
Il suffit de regarder l'inflation. 70 000 € en 2010 équivaudront à 101 000 € en 2025. Ainsi, corrigés de l'inflation, les prix des terrains ont augmenté bien moins qu'il n'y paraît au premier abord.
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l'écharpe 30 December 2025
Une fois le Mercosur signé, nous n'aurons plus besoin de production alimentaire aux Pays-Bas ni en Europe. Nous deviendrons une immense réserve naturelle.
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juin 30 December 2025
terme a écrit :
Il suffit de regarder l'inflation. 70 000 € en 2010 équivaudront à 101 000 € en 2025. Ainsi, corrigés de l'inflation, les prix des terrains ont augmenté bien moins qu'il n'y paraît au premier abord.
Où peut-on acheter un terrain pour environ 100 000 € en Zélande ?
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par les pairs 30 December 2025
L'investissement foncier est depuis longtemps un placement sûr. Quiconque vient de s'en rendre compte vit vraiment dans une grotte.
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fermier simple 30 December 2025
terme a écrit :
Il suffit de regarder l'inflation. 70 000 € en 2010 équivaudront à 101 000 € en 2025. Ainsi, corrigés de l'inflation, les prix des terrains ont augmenté bien moins qu'il n'y paraît au premier abord.
Les terres se sont révélées un excellent investissement, tout le monde s'accorde là-dessus. Et puis, il y a le rendement des récoltes.
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Terme 31 December 2025
Un simple agriculteur a écrit :
terme a écrit :
Il suffit de regarder l'inflation. 70 000 € en 2010 équivaudront à 101 000 € en 2025. Ainsi, corrigés de l'inflation, les prix des terrains ont augmenté bien moins qu'il n'y paraît au premier abord.
Les terres se sont révélées un excellent investissement, tout le monde s'accorde là-dessus. Et puis, il y a le rendement des récoltes.
C'est exact. Si le terrain est de bonne qualité, à un prix conforme au marché, que vous pouvez vous le permettre et le rembourser intégralement, alors vous devriez toujours l'acheter. Ne pratiquez pas de surtaxe.
Danielle 31 December 2025
À moins que vous n'arrêtiez l'agriculture et que vos terres ne relèvent de la catégorie 3. Et oui, la mesure a été reportée de deux ans, mais elle finira par être appliquée de toute façon...
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CM 31 December 2025
Danielle a écrit :
À moins que vous n'arrêtiez l'agriculture et que vos terres ne relèvent de la catégorie 3. Et oui, la mesure a été reportée de deux ans, mais elle finira par être appliquée de toute façon...
L'épargne est également considérée comme une ressource de catégorie 3 ; vous n'avez donc pas besoin de la vendre pour cela. Vous obtiendrez probablement un meilleur rendement sur la plus-value que sur les intérêts.
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Sud-ouest 1 janvier 2026
Peut-on alors se nourrir de cela, de gratitude ?
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bombe à retardement 1 janvier 2026
sud-ouest a écrit :
Peut-on alors se nourrir de cela, de gratitude ?
Non, vous ne pouvez pas manger ça. Comme dit le proverbe : « Vivre pauvre, mourir riche. » Meilleurs vœux à tous et profitez bien de la vie !
Abonné
Peter 1 janvier 2026
bombe à retardement a écrit :
sud-ouest a écrit :
Peut-on alors se nourrir de cela, de gratitude ?
Non, vous ne pouvez pas manger ça. Comme dit le proverbe : « Vivre pauvre, mourir riche. » Meilleurs vœux à tous et profitez bien de la vie !
Profitez bien de cette nouvelle année. Et, espérons-le, ne mourez pas riche.
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gerard 1 janvier 2026
Tout le monde croit que le prix des terrains ne peut qu'augmenter. Mais c'est loin d'être vrai. J'ai vu des terrains vendus au prix exorbitant de 60000 2 florins. Deux ans plus tard, ils étaient de nouveau sur le marché pour moins de la moitié de ce prix, puis ils ont disparu.
Abonné
bombe à retardement 2 janvier 2026
gérard a écrit:
Tout le monde croit que le prix des terrains ne peut qu'augmenter. Mais c'est loin d'être vrai. J'ai vu des terrains vendus au prix exorbitant de 60000 2 florins. Deux ans plus tard, ils étaient de nouveau sur le marché pour moins de la moitié de ce prix, puis ils ont disparu.
C'est une période angoissante pour les agriculteurs. Quel produit permet de rentabiliser un investissement de 100 000 € sur les terres ? Même avec les fonds nécessaires. Je sais que le rendement en banque est minime, voire nul, peut-être 1 % au mieux. Il existe bien sûr plusieurs options d'investissement, non sans risques. Ce que je veux dire, c'est que la rentabilité est très incertaine. Prenons l'exemple du blé et de la betterave : 11 tonnes de blé à 178 € et 100 tonnes de betterave avec un rendement de 18 %. Tout semble se structurer, et où en serons-nous ?
Abonné
Drent 2 janvier 2026
bombe à retardement a écrit :
gérard a écrit:
Tout le monde croit que le prix des terrains ne peut qu'augmenter. Mais c'est loin d'être vrai. J'ai vu des terrains vendus au prix exorbitant de 60000 2 florins. Deux ans plus tard, ils étaient de nouveau sur le marché pour moins de la moitié de ce prix, puis ils ont disparu.
C'est une période angoissante pour les agriculteurs. Quel produit permet de rentabiliser un investissement de 100 000 € sur les terres ? Même avec les fonds nécessaires. Je sais que le rendement en banque est minime, voire nul, peut-être 1 % au mieux. Il existe bien sûr plusieurs options d'investissement, non sans risques. Ce que je veux dire, c'est que la rentabilité est très incertaine. Prenons l'exemple du blé et de la betterave : 11 tonnes de blé à 178 € et 100 tonnes de betterave avec un rendement de 18 %. Tout semble se structurer, et où en serons-nous ?
Je me dis parfois : ne devrais-tu pas vendre une partie maintenant, rembourser la banque et continuer à cultiver sans dettes, même sur une surface plus petite ? Qui sait, dans quelques années, tu pourras peut-être racheter le double de la surface.
Abonné
autre Pierre 2 janvier 2026
drant a écrit:
bombe à retardement a écrit :
gérard a écrit:
Tout le monde croit que le prix des terrains ne peut qu'augmenter. Mais c'est loin d'être vrai. J'ai vu des terrains vendus au prix exorbitant de 60000 2 florins. Deux ans plus tard, ils étaient de nouveau sur le marché pour moins de la moitié de ce prix, puis ils ont disparu.
C'est une période angoissante pour les agriculteurs. Quel produit permet de rentabiliser un investissement de 100 000 € sur les terres ? Même avec les fonds nécessaires. Je sais que le rendement en banque est minime, voire nul, peut-être 1 % au mieux. Il existe bien sûr plusieurs options d'investissement, non sans risques. Ce que je veux dire, c'est que la rentabilité est très incertaine. Prenons l'exemple du blé et de la betterave : 11 tonnes de blé à 178 € et 100 tonnes de betterave avec un rendement de 18 %. Tout semble se structurer, et où en serons-nous ?
Je me dis parfois : ne devrais-tu pas vendre une partie maintenant, rembourser la banque et continuer à cultiver sans dettes, même sur une surface plus petite ? Qui sait, dans quelques années, tu pourras peut-être racheter le double de la surface.
Drenthe, heureusement que tu n'as pas pensé à ça il y a sept ans. À l'époque, le prix des terres était astronomique : 50 000 € l'hectare. Un prix sans précédent, du jamais vu, et aucun retour sur investissement n'était possible. Déjà à ce moment-là, certains racontaient que les prix des terres s'effondraient dans les années 1980. Moi aussi, je pense depuis 30 ans que les prix des terres ne peuvent plus augmenter, mais la réalité me rattrape toujours. Je ne sais plus où cela va nous mener. Mais je sais une chose : les marchés des grandes cultures se moquent bien des quelques hectares de terres agricoles hors de prix dans le monde. Les céréales, la canne à sucre et les pommes de terre sont tout à fait prêtes à être cultivées ailleurs qu'aux Pays-Bas.
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oignon 2 janvier 2026
Posséder un terrain est agréable, mais il est dommage de devoir l'entretenir, un travail qui, malheureusement, n'est pas rémunéré. Acheté il y a 40 ans pour environ 15 000 euros, ce terrain bénéficie d'une plus-value de 3 500 euros par an, exonérée d'impôt. Aujourd'hui, les personnes fortunées achètent des terrains, s'associent avec leurs enfants, investissent tout dans le régime BOR et peuvent ainsi transmettre des millions sans payer d'impôts. Par conséquent, le prix ne devrait pas baisser de sitôt, car des facteurs externes le maintiennent à un niveau élevé.
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CM 2 janvier 2026
Vendre un terrain en espérant le racheter moins cher plus tard est une opération très risquée. Qui sait ce que l'avenir nous réserve ? Vous connaissez votre situation actuelle, mais pas ce que vous pourriez acquérir. La valeur, l'emplacement et l'état du terrain sont inconnus. Si le financement est absolument indispensable, vous n'aurez pas d'autre choix si aucun autre financement n'est disponible.
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CM 2 janvier 2026
Ceux qui quittent le bien ont tout intérêt à conserver le terrain plutôt qu'à le vendre, car ce taux d'intérêt de 1,5 % ne représente pas un investissement considérable, et l'historique montre que le potentiel d'appréciation du capital est bien plus important. Tout est conforme à la case 3 ; vous n'avez donc rien à modifier à ce sujet. De plus, il est probable que les vendeurs n'auront plus besoin des intérêts. Ils n'ont donc pas besoin de vivre des revenus locatifs, sauf circonstances exceptionnelles.
la vérité comme une vache 2 janvier 2026
bombe à retardement a écrit :
gérard a écrit:
Tout le monde croit que le prix des terrains ne peut qu'augmenter. Mais c'est loin d'être vrai. J'ai vu des terrains vendus au prix exorbitant de 60000 2 florins. Deux ans plus tard, ils étaient de nouveau sur le marché pour moins de la moitié de ce prix, puis ils ont disparu.
C'est une période angoissante pour les agriculteurs. Quel produit permet de rentabiliser un investissement de 100 000 € sur les terres ? Même avec les fonds nécessaires. Je sais que le rendement en banque est minime, voire nul, peut-être 1 % au mieux. Il existe bien sûr plusieurs options d'investissement, non sans risques. Ce que je veux dire, c'est que la rentabilité est très incertaine. Prenons l'exemple du blé et de la betterave : 11 tonnes de blé à 178 € et 100 tonnes de betterave avec un rendement de 18 %. Tout semble se structurer, et où en serons-nous ?
Je suis entièrement d'accord, c'est tout à fait ça ! C'est tellement vrai, on dirait que tout le monde oublie les bases. C'est extrêmement cher, tant sur le moment qu'en termes de coût de revient, et vendre toutes ses récoltes à prix cassés ne permettra pas à l'entreprise de survivre longtemps. Et puis, il faut parler d'acheter des terres aux prix actuels !
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juin 2 janvier 2026
Ceux qui continuent d'acheter des terres disposent de liquidités ou ont presque entièrement remboursé leurs dettes. Ceux qui doivent emprunter la quasi-totalité de leurs fonds pour acquérir un bien immobilier ne peuvent plus suivre le rythme.
Abonné
Janusz 2 janvier 2026
juun a écrit :
Ceux qui continuent d'acheter des terres disposent de liquidités ou ont presque entièrement remboursé leurs dettes. Ceux qui doivent emprunter la quasi-totalité de leurs fonds pour acquérir un bien immobilier ne peuvent plus suivre le rythme.
C'est faux, il y a toujours des entrepreneurs capables de racheter. Ils pourraient vendre directement à ASR, comme l'ont fait les Meermannen, mais bon, il faut bien faire des bénéfices.
marchand de sable 3 janvier 2026
Janusz a écrit :
juun a écrit :
Ceux qui continuent d'acheter des terres disposent de liquidités ou ont presque entièrement remboursé leurs dettes. Ceux qui doivent emprunter la quasi-totalité de leurs fonds pour acquérir un bien immobilier ne peuvent plus suivre le rythme.
C'est faux, il y a toujours des entrepreneurs capables de racheter. Ils pourraient vendre directement à ASR, comme l'ont fait les Meermannen, mais bon, il faut bien faire des bénéfices.
Un loyer élevé et de moins en moins de contrôle sur sa propre entreprise, mais c'est un sacrifice qu'il faut être prêt à faire.
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CM 3 janvier 2026
Janusz a écrit :
juun a écrit :
Ceux qui continuent d'acheter des terres disposent de liquidités ou ont presque entièrement remboursé leurs dettes. Ceux qui doivent emprunter la quasi-totalité de leurs fonds pour acquérir un bien immobilier ne peuvent plus suivre le rythme.
C'est faux, il y a toujours des entrepreneurs capables de racheter. Ils pourraient vendre directement à ASR, comme l'ont fait les Meermannen, mais bon, il faut bien faire des bénéfices.
Il ne s'agit pas d'acheteurs à proprement parler, mais de locataires qui compensent ainsi l'acompte. Reste à savoir qui pourra racheter le bien par la suite.
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autre Pierre 3 janvier 2026
Janusz a écrit :
juun a écrit :
Ceux qui continuent d'acheter des terres disposent de liquidités ou ont presque entièrement remboursé leurs dettes. Ceux qui doivent emprunter la quasi-totalité de leurs fonds pour acquérir un bien immobilier ne peuvent plus suivre le rythme.
C'est faux, il y a toujours des entrepreneurs capables de racheter. Ils pourraient vendre directement à ASR, comme l'ont fait les Meermannen, mais bon, il faut bien faire des bénéfices.
Ce n'est pas pour moi. Je préfère être agriculteur sur, disons, 100 hectares de mes propres terres plutôt que d'en exploiter 200, ce qui m'obligerait à vendre la moitié de mes terres à l'ASR pour maintenir un loyer foncier bas. Je pense que je gagnerais davantage sur ces 100 hectares que sur 200, car 150 hectares nécessiteraient une indexation annuelle du loyer foncier. C'est particulièrement avantageux compte tenu des taux d'inflation élevés de ces dernières années.
corbeau 3 janvier 2026
CM a écrit :
Janusz a écrit :
juun a écrit :
Ceux qui continuent d'acheter des terres disposent de liquidités ou ont presque entièrement remboursé leurs dettes. Ceux qui doivent emprunter la quasi-totalité de leurs fonds pour acquérir un bien immobilier ne peuvent plus suivre le rythme.
C'est faux, il y a toujours des entrepreneurs capables de racheter. Ils pourraient vendre directement à ASR, comme l'ont fait les Meermannen, mais bon, il faut bien faire des bénéfices.
Il ne s'agit pas d'acheteurs à proprement parler, mais de locataires qui compensent ainsi l'acompte. Reste à savoir qui pourra racheter le bien par la suite.
L'argent de personne ne disparaît définitivement ! C'est juste un problème de construction de logements en déclin dans le Brabant-Occidental et le Brabant-Oriental, et c'est de plus en plus fréquent.
kyste 4 janvier 2026
Peut-on encore parler de véritables entreprises agricoles lorsqu'un représentant agréé ou un autre acteur du secteur n'est en réalité que le véritable patron de votre coopérative et que l'agriculteur lui-même n'est qu'un salarié exploité ? Cela peut également s'avérer dangereux.
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Janvier 4 janvier 2026
Avec ASR, vous développez votre entreprise, mais vous restez maître à bord.
Noord 4 janvier 2026
bombe à retardement a écrit :
gérard a écrit:
Tout le monde croit que le prix des terrains ne peut qu'augmenter. Mais c'est loin d'être vrai. J'ai vu des terrains vendus au prix exorbitant de 60000 2 florins. Deux ans plus tard, ils étaient de nouveau sur le marché pour moins de la moitié de ce prix, puis ils ont disparu.
C'est une période angoissante pour les agriculteurs. Quel produit permet de rentabiliser un investissement de 100 000 € sur les terres ? Même avec les fonds nécessaires. Je sais que le rendement en banque est minime, voire nul, peut-être 1 % au mieux. Il existe bien sûr plusieurs options d'investissement, non sans risques. Ce que je veux dire, c'est que la rentabilité est très incertaine. Prenons l'exemple du blé et de la betterave : 11 tonnes de blé à 178 € et 100 tonnes de betterave avec un rendement de 18 %. Tout semble se structurer, et où en serons-nous ?
Exact!
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gerard 4 janvier 2026
Une année légèrement moins fructueuse et c'est la déprime générale ; l'année suivante, de nouvelles opportunités s'offrent à nous. Avec ces prix, aucun pays ne peut survivre, pas même la France, ni le Brésil, qui produit du sucre ou des boissons alcoolisées ; ces pays ont aussi leurs problèmes.
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bombe à retardement 5 janvier 2026
Jan a écrit:
Avec ASR, vous développez votre entreprise, mais vous restez maître à bord.
Nous ignorons ce que l'avenir nous réserve. Vers 1930-1935, les terres agricoles étaient invendables. Ce qui s'est passé alors n'est pas impossible aujourd'hui. Vous avez peut-être récemment acheté un terrain pour 100 000 € ou plus, et son prix va dégringoler – car cela ne se fera pas progressivement – ​​à 25 000 €, et vous serez le dernier propriétaire à la barre. Je sais qu'il ne faut pas regarder en arrière, mais l'histoire se répète souvent. Vu la situation actuelle, on a un peu l'impression de revivre le bon vieux temps. J'ai lu beaucoup de livres sur ces années-là et la guerre, et j'y vois des similitudes. Mon grand-père a acheté une ferme de 40 hectares (en 1933), un terrain de premier choix avec des bâtiments, pour 4 000 florins l'hectare. Je ne veux effrayer personne, car cela fait 90 ans, mais cela donne matière à réflexion et incite à suivre la situation de près. ASR pourrait également en pâtir !
fermier 5 janvier 2026
bombe à retardement a écrit :
Jan a écrit:
Avec ASR, vous développez votre entreprise, mais vous restez maître à bord.
Nous ignorons ce que l'avenir nous réserve. Vers 1930-1935, les terres agricoles étaient invendables. Ce qui s'est passé alors n'est pas impossible aujourd'hui. Vous avez peut-être récemment acheté un terrain pour 100 000 € ou plus, et son prix va dégringoler – car cela ne se fera pas progressivement – ​​à 25 000 €, et vous serez le dernier propriétaire à la barre. Je sais qu'il ne faut pas regarder en arrière, mais l'histoire se répète souvent. Vu la situation actuelle, on a un peu l'impression de revivre le bon vieux temps. J'ai lu beaucoup de livres sur ces années-là et la guerre, et j'y vois des similitudes. Mon grand-père a acheté une ferme de 40 hectares (en 1933), un terrain de premier choix avec des bâtiments, pour 4 000 florins l'hectare. Je ne veux effrayer personne, car cela fait 90 ans, mais cela donne matière à réflexion et incite à suivre la situation de près. ASR pourrait également en pâtir !
C'est vrai, mais il vaut toujours mieux être son propre patron sans passer par une entreprise. C'est plus sûr, certes, mais c'est dépassé, paraît-il. Qu'ils aillent se faire voir ! Je suis un petit agriculteur, mais je prends toutes mes décisions moi-même, et ça me fait du bien.
bruit 5 janvier 2026
Un financement moyen de 30 000 € par hectare est acceptable, tous éléments compris : machines, bail emphytéotique, bail classique, propriété et bâtiments.
Abonné
Janvier 5 janvier 2026
Je trouve que 30 000 € de financement par hectare, c'est considérable, surtout après plusieurs années de difficultés. À l'échelle d'une entreprise entière, cela représente des sommes importantes.
Abonné
juin 5 janvier 2026
Jan a écrit:
Je trouve que 30 000 € de financement par hectare, c'est considérable, surtout après plusieurs années de difficultés. À l'échelle d'une entreprise entière, cela représente des sommes importantes.
30 000, ce n'est pas si mal. Beaucoup de gens ont le double.
Abonné
fermier simple 5 janvier 2026
Si vous souhaitez progresser, un financement de 30 000 € par hectare est tout à fait réaliste et responsable. Vous pouvez également exploiter une petite ferme sans emprunt. Tout dépend de vos préférences.
connaisseur 6 janvier 2026
Un simple agriculteur a écrit :
Si vous souhaitez progresser, un financement de 30 000 € par hectare est tout à fait réaliste et responsable. Vous pouvez également exploiter une petite ferme sans emprunt. Tout dépend de vos préférences.
Ce n'est pas vrai… J'ai l'impression que la différence entre les différentes tailles d'exploitations se réduit comme peau de chagrin. Soit ce sont des méga-exploitations, soit de toutes petites, avec un service d'assistance ou un camping. Je fais vivre ces entreprises intermédiaires, souvent de solides entreprises familiales, et croyez-moi, elles vont rencontrer des difficultés. Dans une année comme 2025, tout le monde aura dépensé son argent : sociétés de location de terres, vendeurs de machines/entrepreneurs/fournisseurs de services GSM/sociétés annexes, paperasse, etc. Et au bout d'un an, le producteur lui-même continue de travailler dur et doit faire face à des coûts élevés pour une récolte qui, au final, sera labourée, non récoltée ou bradée. Finalement, avec des déficits considérables, après tout… alors un financement supérieur à 1 2 €, c'est beaucoup trop ! Vous vous retrouverez alors avec une somme d'au moins 30.000 60.000 € par hectare si les choses tournent mal.
jk 6 janvier 2026
Je pense que 30 000, c'est une somme plutôt correcte, et je suis sûr que beaucoup de gens ont le double, mais bon. Non, ce n'est pas de quoi être fier par les temps qui courent, vu l'incertitude ambiante. Je connais aussi des grands noms qui possèdent entre 30 000 et 70 000, voire plus. J'ai investi ces dernières années, et ils vont réduire leurs activités de près de 60 %, ce qui est quasiment impossible puisque tout repose sur cette taille. Et puis, l'année dernière, avec les cours actuels qui étaient dans le rouge… Comment peut-on espérer calculer correctement un tel montant, et encore moins le voir tomber à zéro à la retraite ?
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