Le marché porcin a subi un choc brutal et inattendu cette semaine. Cette situation engendre une frustration considérable dans le secteur primaire, où les abattoirs dominent actuellement le marché.
On s'attendait à ce que le marché reste au moins stable à l'approche des fêtes de Noël, le prochain obstacle étant une période particulièrement difficile en janvier. En réalité, la situation s'est avérée plus compliquée, comme cela a été le cas à maintes reprises cette année.
Extrémité la plus courte
Le marché est en difficulté et les abattoirs invoquent la réticence des acheteurs de viande et des taux de change défavorables. Les producteurs et les négociants observent ces développements avec consternation et subissent des pertes, malgré une offre abondante aux Pays-Bas. Le nombre d'abattages aux Pays-Bas a toutefois légèrement augmenté la semaine dernière.
Le problème est dû à une surabondance de porc en Europe, écoulée massivement par l'Espagne et le Danemark. La hausse de la demande pendant les fêtes de fin d'année ne suffit pas à compenser ce surplus. De fait, les Pays-Bas ont amorcé une baisse des prix, et d'autres pays suivent désormais le mouvement. Les prix du porc en Allemagne devraient également diminuer la semaine prochaine.
Marché instable
L'évolution de la situation dans les semaines à venir reste incertaine. La situation initiale est préoccupante, les faibles chiffres de ventes des premiers mois de l'année étant encore à venir. De nouvelles baisses sont probables dans les semaines et les mois à venir, maintenant que la stabilité est rompue et que le marché semble instable.
D'après ces données, le prix du porc abattu (DCA Exchange Price 2.0) baisse de 0,06 € pour s'établir à 1,56 € le kilo. Le prix du porc vivant diminue quant à lui de 0,05 € pour atteindre 1,20 € le kilo.
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