VleesNL (anciennement COV) se dit déçue par l'annonce de nouveaux droits de douane sur le porc néerlandais par les autorités chinoises. L'association professionnelle dénonce une ingérence inopportune sur le marché porcin, qui nuit également à la compétitivité des Pays-Bas. « Nous sommes complètement dans le flou », déclare Manon Houben, présidente de VleesNL, interrogée à ce sujet.
Les tarifs des entreprises de viande néerlandaises varier Pour les cinq prochaines années, les droits de douane devraient se situer approximativement entre 9,8 % et 19,8 %. « Cela représente une ingérence indésirable sur le marché néerlandais du porc », selon l'association professionnelle. Interrogée à ce sujet, la présidente de VleesNL, Manon Houben, s'est dite profondément préoccupée par les perturbations causées par la Chine sur le marché néerlandais de la viande. En Europe, les droits de douane varient de 4,9 % à 19,8 %.
Houben s'inquiète également du fait que les entreprises néerlandaises de viande soient soumises à des taxes plus élevées que, par exemple, les entreprises espagnoles. « Cela nuit à la compétitivité néerlandaise. » Cependant, elle n'explique pas comment la Chine est parvenue à cette disparité. Elle rejette catégoriquement l'accusation chinoise de dumping. Il n'y a jamais eu de dumping. Houben estime que les forces du marché libre n'ont jamais été entravées. « De plus, le gouvernement chinois n'a fourni aucune explication quant à ces différences, nous sommes donc nous aussi dans le flou. »
Faites un pas dans la bonne direction
« La réduction des droits de douane d'environ 10 points de pourcentage par rapport aux taux initialement annoncés est un signal positif de Pékin. » Houben exhorte le gouvernement néerlandais à reprendre les négociations avec le gouvernement chinois au plus vite. Elle estime que les raisons sont suffisantes. « Les Chinois apprécient beaucoup nos produits carnés, ce qui facilite ces discussions. » VleesNL indique qu'elle poursuivra des discussions constructives avec les gouvernements néerlandais et chinois. L'objectif demeure la suppression des droits de douane restants.