Le nombre d'abattages de porcs dans l'UE est en forte hausse cette année, notamment grâce à une production accrue en Espagne et en Allemagne. Parallèlement, l'offre diminue dans des pays comme les Pays-Bas. Pour en savoir plus sur l'évolution des abattages dans l'UE, consultez notre article.
D'après les dernières prévisions de la Commission européenne, le nombre total d'abattages de porcs pourrait atteindre 235,1 millions en 2026. Cela représente 9 millions de plus qu'en 2025, année où 226,2 millions de porcs ont été abattus. Cette hausse s'élève à 4 % à l'échelle européenne. Le nombre d'abattages augmente particulièrement en Espagne, en Allemagne et au Danemark, même si certains pays enregistrent une baisse.
L'Espagne renforcera encore son avance
Malgré l'incertitude qui règne sur le marché porcin espagnol en raison de la peste porcine africaine, cela ne se reflétera pas encore dans les chiffres de production cette année. Sur une base annuelle, le nombre d'abattages pourrait atteindre 59,5 millions d'animaux, soit 8,7 millions de plus (17,3 %) qu'en 2025.
On prévoit également une augmentation de 1,2 million d'abattages (+3,6 %) en Allemagne et de 0,7 million (+2,3 %) au Danemark. Des hausses relativement importantes sont également attendues en Roumanie (+11,6 %) et au Portugal (+6,8 %).
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Perspectives de la CE concernant l'abattage de porcs en 2026 (en millions de pièces) |
Massacres 2025 |
Perspectives 2026 |
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Trimestre 1 |
56,6 |
59,3 |
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Trimestre 2 |
54,1 |
57,3 |
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Trimestre 3 |
56,2 |
57,2 |
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Trimestre 4 |
59,3 |
61,2 |
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Total |
226,2 |
235,1 |
Déclin aux Pays-Bas et en Pologne
D'après les chiffres, le nombre d'abattages aux Pays-Bas diminue de 0,7 million d'animaux, soit une baisse de 3,5 %. Une baisse plus marquée est attendue en Pologne : 0,8 million d'abattages en moins, soit 8,6 %.
Au final, le nombre d'abattages pourrait se redresser pour atteindre environ 235,1 millions d'animaux. Ce chiffre reste inférieur au niveau de 2021, qui s'élevait à 249,6 millions. L'augmentation du poids des animaux abattus depuis lors limite toutefois la baisse du volume de production porcine.