Le chiffre d'affaires de Van Loon a de nouveau progressé en 2025, selon son rapport annuel sur la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). En matière de développement durable, l'entreprise se rapproche de ses objectifs pour 2030. La réalisation d'autres objectifs s'avère plus complexe. Par exemple, il reste difficile de convaincre les éleveurs de porcs d'abandonner la caudectomie. Pour en savoir plus, consultez le bilan de l'année Van Loon.
Bien que les résultats annuels complets de l'entreprise n'aient pas encore été publiés, le rapport RSE indique que Van Loon a réalisé un chiffre d'affaires de 1,11 million d'euros en 2025. Un an plus tôt, ce chiffre s'élevait à 1,03 million d'euros, soit une hausse de 7,7 % par rapport à 2024.
La principale menace pesant sur l'amélioration des résultats, pour autant qu'il soit possible de le prévoir à l'heure actuelle, demeure la pénurie de personnel. L'entreprise indique qu'il est difficile de trouver des employés qualifiés. Les postes spécialisés, comme celui de boucher, sont particulièrement difficiles à pourvoir. L'entreprise affirme que proposer des conditions d'emploi compétitives est la seule solution pour remédier à cette situation. Par ailleurs, maintenir des prix abordables pour la viande représente un défi. Outre le coût plus élevé de la main-d'œuvre, la hausse des prix des matières premières entraîne des augmentations de prix significatives.
Les objectifs climatiques demeurent une priorité
Malgré quelques interrogations quant à la priorité accordée à la politique climatique, Van Loon a choisi de la maintenir. De manière générale, l'entreprise est en avance sur ses objectifs climatiques internes. Ses émissions de CO2 ont diminué de 10 % cette année. Les émissions externes (notamment celles des éleveurs ayant produit la viande) ont baissé de 6 % en 2025. La part des déchets résiduels a diminué d'un point de pourcentage pour s'établir à 83 %.
L'un des moyens mis en œuvre par l'entreprise pour atteindre ses objectifs est le déploiement accru de la viande hybride. À présent, la quasi-totalité des produits éligibles sont hybrides. L'entreprise a calculé que cela a permis d'économiser environ 1 000 tonnes de viande. À titre de comparaison, en 2024, elle a transformé 218 400 tonnes de viande.
La viande hybride doit également contribuer à l'objectif gouvernemental selon lequel les supermarchés doivent vendre au moins 50 % de protéines végétales. Actuellement, ce chiffre est de 39 %. Van Loon indique que tous les progrès réalisés dans ce domaine ces dernières années ont été annulés par la tendance à l'ajout de protéines de lait à un nombre croissant de produits naturellement 100 % végétaux.
L'amarrage reste un défi
Des progrès ont également été réalisés en matière de bien-être animal dans le cadre des concepts « Le meilleur du porc » et « Le meilleur du bœuf ». Le nombre de porcs à queue coupée a augmenté de 2 points de pourcentage pour atteindre 7 %. Cependant, l’entreprise est encore loin de son objectif d’éliminer complètement la caudectomie d’ici 2030. Pour l’instant, les éleveurs de porcs hésitent à y recourir, car le risque de refus lié à une blessure à la queue est trop important.